‹ Les conditions de la victoireChapitre 58 sur 204 · UN GRAND BIENFAIT · texte numérisé non relu

UN GRAND BIENFAIT

Pour notre part, nous sommes de ces nationalistes

ijui ne méprisons ni n'avons jamais méprisé dans les

hoses humaine? rhumanité, runiver5«l, ni, par

conséquent, la seule institution organique ri vivante dont l'esprit soit universel, le catholicisme. L'affaiblir aujourd'hui, c'est affaiblir le dernier signe terrestre de l'unité du genre humain. — Mais le Pape n'a pas foudroyé les Barbares. — Il ne m'appartient pas de mener la foudre du pape, ni d'en ménager les carreaux. Le pape fera ce qu'il devra et ce qu'il voudra. L'important, c'est qu'il existe et quel' « Homme blanc » continue à briller sur le tertre de la Sibylle. C'est pour cette autorité précieuse qu'il faut prononcer avant tout le « d'abord vivre ». Où qu'elle aille, quoi qu'elle fasse, tant qu'elle est là, elle est : cette existence, à elle seule, est un bienfait immense, parce qu'elle représente l'unité de centaines et de centaines de millions d'esprits et de cœurs. Elle incarne l'internationalité dans un siècle où les rivalités des nations se déchaînent et se déchaîneront de plus en plus. Avant qu'elle ait rien fait ni rien dit, comprenons qu'il faut la remercier d'être. Ce qu'elle ne fait pas aujourd'hui elle peut le faire demain. L'espérance dont elle est le signe ne s'éteindra qu'avec ellemême. C'est donc elle qu'il faut défendre et sauver. L'historien protestant de Saint-François-d'Assise, M. Paul Sabalier, qui critique le pacifisme de certains catholi(|ues italiens, a tout à fait raison contre ces messieurs, mais on chercherait vainement dans ses critiques la sérieuse promesse d'une base d'enlenle et d'accord pour le genre humain. (^)uand elle com mettrait en passant une erreur politique quelconqu»'. l'Église avec son pape et sa hiérarchie offre ù l'humanité un point de rencontre que rien ne remplac«niit t'il venait à manquer.

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