CONDITIONS DE CE BIENFAIT
C'est pourquoi je me sens peu porté h la poursuivre ' ' critiques ou même à l'environner d'apprécialioiis, iirlout en un temps où les jugements ne peuvent ; n'être précipités par des passions rivales et des inrêts antagonistes. Ces passions sont sacF4^s en !)us? Ces intérêts sont légitimes? Certes! mais ce ont des intérêts, ce sont des passions : pour con- Tver à l'homme de tous les pays et de tous leinps l'avantage de son bienfait (position interna onale, paternité universelle, juridiction œcuménique^ la papauté doit se résoudre à commencer par s'abstraire même de sentiments qui sont pour nous on seulement légitimes, mais obligatoires. Et il lui faut se résigner à ne pas correspondre à tous les recours nationaux qui, s'élançant de divers théâtres de guerre, s'annulent les uns par les autres Surtout enfin, il lui faut procéder avec autant de lenteur et de précaution que les peuples armés mettent de romptitude et de rage à se massacrer. Il doit suffire de nous représenter une papauté tenant une autre conduite pour vérifier aussitôt que son pouvoir international deviendrait national, qu'elle tomberait de l'étal de juge à cehii de plaideur et du rang de père pacifique et silencieux au rang de fils armé et belligérant : changer ainsi serait disparaître. Les aveugles qui souhaitent que la papauté disparaisse souhaitent cela.
Il est extrêmement visible que, sûre de son rôle et l*^ son devoir, la papauté ne veut pas finir. Elle tient Machhas. — le Parlement. 8
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à ne formuler devant pers<mne aucune parole de rupture qui puisse couper court à son minislèro inlerualional. Le dernier discours prononcé par Benoît XV dit le droit, définit le bien, mais évite de s'attarder sur le tort et le mal, pour éviter de prendre aucune sanction directe, immédiate. Si l'on s'étonne de cette procédure romaine, c'est vraisemblablement parce qu'on se figure que les papes du moyen âge commençaient toujours par lancer des bulles d'excommunication contre le prince criminel et par délier les sujets du serment de fidélité. Autant voir le passé comme on lit trois lignes de Manuel et sp représenter le travail juridique et diplomatique de longues années comme une improvisation de journal ou de tribune, bâclée pour agiter l'opinion ou pour la tromper. Autant imaginer aussi que tout ce qui se fait est rendu public instantanément, tout ce qui n'est pas dit, écrit et mis dans lt*< jonruMMv »'•»» ttiI être réputé inexistant î