‹ Les conditions de la victoireChapitre 6 sur 204 · CONTINUITÉ DE LA TRADITION MONARCHIQUE · texte numérisé non relu

CONTINUITÉ DE LA TRADITION MONARCHIQUE

C'est ainsi qu'un grand peuple maintenu par la même dynastie traverse heureusement les agitations !e dix siècles. Un résultat tout opposé s'obtient par «s méthodes contraires. Quand l'aventureux ol

ibtil Alexandre légua en mourant sou empire plus digne «jil savait que chacun de ses lieutenant^ Noudrait disputer la proie entière à tous les autres : ' annonçait le commencement de la (in. Les héros jui dépassèrent l'humanité eurent parfois de ces

intaisies. Si en revanche on pense aux hommes, et jue pour eux la paix intérieure et extérieure soit le [.iNMiiifT fle< }»i«'n''. il n'e^t rien an-dessus de notre

12 LE PAHLEMENT .^b nhLNif.

loi française pour assurer dignement la régularité (les pouvoirs. Toutes les jeunes monarchies de l'Europe l'ont copiée dans leur constitution. On a peine à penser que les toits de Charabord, où revivent le nom et la mémoire deux fois augustes du docteur et du saint de la légitimité nationale, aient pu couvrir sans s'écrouler sur la tête de son auteur le monstrueux complot d'une usurpation aussi dénuée de prétexte et d'excuse que de raison. On pourrait dire au malheureux qui l'avait conçu comme Bruno de Boisgelin à Mademoiselle Monk dans la conversation que je viens de citer :

€ Vous embrouillez toutes les questions et vous faites

• de la révolution avec les éléments de l'ordre. Vous

• prenez un roi électif dans la famille des rois légir a times et vous introduisez la turbulence dans ce qui « est destiné à établir le repos.... »

f'n entretien avec Momeigneur le duc éCOrléans, LA FRANCE ET LA GUERRE '

29 novembre 10i4.

Les perturbations de la guerre ont à peu près rompu, depuis quatre mois, les communications habituelles de Monseigneur le Duc d'Orléans avec la France. La plupart de ses amis étaient mobilisés ou, selon ses propres vœux, étaient accourus prendre volontairement du service. Ne pouvant supporter cette privation de toutes nouvelles directes de sa patrie, le Prince a voulu nous entendre parler de la situation du pays dont le sort, à cette heure émouvante, est l'objet unique de Sa pensée.

Nous avons fait bien des voyages à l'étranger auprès de l'Exilé. C'est à ce voyage-ci peut-être que l'impression a été la plus poignante. Au-dessus de Londres, immense et populeux, dont la guerre n'arrête pas la vie grouillante, devant la Tamise à demi noyée de brouillards sur lesquels s'épuisait un pâle soleil, dans un étroit salon d'un vaste caravansérail fréquenté de toutes les races, nous avons mieux senti combien l'état de guerre rendait plus louloureuse la condition du Chef de la Maison de France. Celui qui, aux premiers jours d'août avait frémi à la déclaration de guerre, Celui qui nous avait dit, écrit, fait dire de mille façons qu'il ne fal-

1. Écrit en collaboration avec Maurice Pujo, aujourd'hui soldat au front.

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lail songer qu'à la France et qui nous avait si hautement félicités d'avoir spontanément aidé à la réconcilialion nationale, nous Le retrouvions toujours lianni, et sa solitude paraissait plus triste encore à l'heure de V « Union sacrée ».

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