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LES PARTIS ET LE CANON

Les affirmations et rétraclalioDs abondantes de Gustave Hervé ont appris successivement au public que M. le général Percin était devenu fou, puis seulement demi-fou, sa tête n'étant que fêlée, puis qu'elle était absolument saine, les nationalistes étant rendus responsables de la rumeur enregistrée par la Guerre sociale, le seul défaut de M. le général Percin étant, d'après Hervé, d'être myope comme on ne Test pas cl, en outre, « sourd comme un pot ». Ces derniers malheurs, sympathiques sont-ils faits pour rehausser le grand commandement militaire ou le gouvernement d'une place de guerre? Ils ne suffisent toujours point à motiver des accusations capitales. - Quelles accusations? — C'est encore à HcrvL- que l'on en devait le détail. Je ne le répéterai pas, nous avons refusé de le répéter. Toutes les fois que V Action française aborda ce sujet, soit aux articles de Pujo et à la Revue de la Presse, soit dans mes notes, elle eut soin de déclarer que nous n'étions pas assez sots pour écrire une ligne capable d'avilir devant l'ennemi l'autorité' d'un ;^«MKral ou d'un caporal.

La réponse motivée remonte à la fin de l'été et aux premiers jours de l'automne. Il n'y a pas six jours, ayant à passer en revue les chefs politiques et militaires qui eurent une part à la construction

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du canon de 75, à sa mise en service ou à 1 u .ii-, qui a été fait de cet admirable engin de guerre, nous avons dû citer, et, cette fois, les premiers dans la presse, M. le général Percin.

Naturellement, la presse d'extrême gauche s'est précipitée sur ce nom et s'est elTorcée de concentrer sur lui tout le mérite de notre 75. La violence de cet accès de partialité n'est comparable qu'au silence eschyléen de nos confrères du Temps sur 1 initiative du général Mercier. Le lendemain de notre article, VHumanité était bien bonne à lire, disant comme nous, « Percin », « Percin », mais courroucée, mais effarée, d'une voix caverneuse, criant les droits du Juste et du Vrai qu'elle-même sabotait le plus gaîment du monde en tout ce qui touchait le ministre delà guerre de 1894, auteur du choix initial, et le directeur de la pyrotechnie, fabricateur de la fusée-obus...

M. Judet et sa faction, et ses dupes, faisaient à la faction de VHumanité un digne pendant, car le profond silence gardé aussi de ce côté-là sur le général Mercier promettait d'entrevoir ce que serait, pour la justice, le patriotisme et le bon sens, une nouvelle République tempérée et conservatrice si nos mauvais destins devaient attirer ce fléau : mêmes appétits que dans la République radicale, mêmes passiions, même esprit déloyalcment diviseur, mais des cerveaux plus étourdis et des âmes plus hypocrites.

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