LE MINISTÈRE A LA BELLEVILLOISE M. GUESDE
12 février 1915.
Nous avons allcndu quarante-huit heures pour voir un peu ce qui résulterait de la situation paradoxale où se sont placés MM. Jules Guesde et Marcel Sembat, membres d'un gouvernement de défense nationale, c'est-à-dire indiscutables et indiscutés, mais orateurs, participants d'une réunion de parti à la Bellevilloise, en attendant qu'ils aillent représenter jusqu'à Londres non leur srouvernement, mais ce môme parti....
Ce qui devait être a été. (le.^ iii. ^..-,ieurs onl :>uùi la discussion, discussion modérée mais ferme. Nous aurions mieux aimé pour eux, pour le pays, qu*il n'y eût pas de discussion. L'autorité de son âge, l'intransigeance de son caractère ont permis à Guesde do lancer en quatre formules toute sa pensée, et cela le fait légèrement conspuer. Sa « main fraternelle » tendue aux Boches après notre victoire a semblé aussi difficile à digérer que celte « amitié du peuple français » que leur promettait pour la même date Anatole France. M. France a rétracté le mol qui déjà froissait les pudeurs et les ressentiments de tant de familles en larmes : M. Jules Guesde trouvera-l-il \o même mouvement de sagesse et d'humanité?
il est d'ailleurs a.«<sez bien placé pour savoir quy sa distinction entre l'impérialisme allemand et les nations (il dit : la nation) allemandes ne vaut pas