‹ Les conditions de la victoireChapitre 87 sur 204 · PAS DE DÉMISSIONS · texte numérisé non relu

PAS DE DÉMISSIONS

Quant aux deux congressistes, l'analyse sera plus brève. Ahî comme on les comprend! Ah! comme toute la France politicienne les approuvera de leur farouche * nous y sommes, nous y restons » ! Leur place est une bonne place. Je ne parle ni de l'argent

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qiio l'on y gagne, ni des honneurs qu'on y reçoit, n'ayant aucun sujet de les croire ni l'un ni l'autre sensibles à ces sortes de biens; je parle du seul avantage qui en rejaillit pour leur parti. Dans un pays centralisé comme la France, avoir deux ministres, dont l'un gouverne une grande administration qui se trouve être, comme par hasard, les Travaux Publics, c'est détenir une part du pouvoir et d'inttuence infiniment plus considérable en elle-même que toutes les adhésions les plus spontanées et tous les plus sincères suffrages de l'opinioi

Supposons qu'au lieu de s'égarer et d égarer tout leur parti depuis vingt ans, Jaurès et ses disciples aient dans la même période, dit constamment la vérité. Supposons que sur le risque de guerre, sur les dispositions du gouvernement allemand, sur l'amitié du peuple ouvrier allemand, sur les puissances de décision et d'exécution de la sozial-démocratic, les Jaurésiens aient vu et dit le contraire de ce qu'ils n'ont cessé de rêver et de dire dans ces vingt ans. Supposons-leur une autorité intellectuelle et morale établie sur la vérification éclatante, apportée par les faits, de toute leur doctrine, de toutes leurs prévisions, de tous leurs calculs. Supposons le concours de tout un peuple, sa confiance, son entière docilité aux propulsions de guides d'une lucidité reconnue et d'une sagesse éprouvée. Eh bien! pour le monde politique, dans le jeu courant des' partis, ce trésor d'influence acquise ne serait rien, ne compterait pour rien si elle n'avait procuré à se« hommes des portefeuilles.

Inversement, dans le même monde, l'immense

l/ENTENTE NATIONALE.

iieroule des idées de Jaurès et de ses amih n»-

0 |»ourriensi Guesde et Sembal sont ministres;

\r ministres, iU gardent l'espérance de reprendre

par la seule voie administrative toute l'influence et

tout le crédit qui ont été perdus et justement perdus.

Il soleil de leurs déceptions.

Leur départ du ministère ^riaii uunc une catairophe pour le parti. Il est extrêmement douteux que parti consente à s'y pr<>ter sans nécessité. Le parti imera mieux se dédire, se contredire, s'humilier et, omme il Ta fait depuis trois jours, dans V Humanité, 1er doux plutôt que de quitter une part de gâteau l'ii lui permet tout à la fois de faire figure et d'agir.

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