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LES RAISONS ALLEMANDES

16 mars 1015.

.^[. Jacques Blanche, qui était en Allemagne peu ({(î temps avant la déclaration de guerre, a rapporté dans la Revue de Paris, les conversations do la princesse Charlotte, sœur de Guillaume II, dont il ne nous déplaît pas de faire méditer le caquet, pour sa béate hypocrisie et sa grimace :

Alors, elle nous parle de son frère. « L'empereur est l'ouvrier de la paix ». Son plus intime désir serait réalisé si nous comprenions enfin quil n'est pas Jiotre ennemi. Que d'efforts n'a-t-il pas faits, que d'offres, que d'avances repoussées par nous, dans une méfiance qu'il dépendrait des hommes éclairés de dissiper enfin.... — € Dites bien chez vous que Ton se trompe sur l'empereur. Notre population fait craquer nos Irontières sous sa poussée. Elle est si nombreuse, elle s'accroît avec une telle rapidité, qu'il faut bien des territoire» pour la loger. Mon frère explique la situation à tous les chefs d'Etat. Il ne veut pas conquérir, mais obtenir, par échange et contre d'inappréciables avantages par lui garantis, des terres où nos millions d'enfants puissent se répandre, grandir, vivre.... Que voulez vous? L'Allemand est prolifique, il se reproduit. Il a encore les vertus de la famille, dites cela h yos amis de Paris, faites comprendre cela ! »

Nous répondons par des mouvements de tète, mais sans ouvrir la bouche, et je me gronde moiin^me, intérieurement, de n'avoir pas préte.xlé quelque indisposition pour me dérober ^i \h^ du duc et de la (luches«e.

En descendant l'escDlier .•>. i.os hôtes qui allaient en promenade, je fus surpris d'entendre parler Hran.

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