LES PERTURBATEURS DE L'UNION SACRÉE
Pour obliger ces inepties à rentrer sous terre, il
îf^vrait suffire de rappeler trois faits précis : ["* Dès le premier jour d'août iOI i, une rumeur
infâme a couru toutes les campagnes de la France, •cusant les prêtres, les évéques, les nobles, les bour- <^ois et les officiers d'avoir poussé à cette guerre ; 2<* Il ne s'est trouvé d'un bout à l'autre du terriire, (ju'un fonctionnaire militaire, un agent do iidministration civil.* o\ un juti^e pom- f-iirc justice
! ' ces rumeurs; .V Quand (les tiô et '2\ février detnicrs) nous avons lessé toute la grande presse d'information pari- M*nne, la presse de M. Caillaux comme la Lanteime t y Humanité, de réprouver cette rumeur, humiliante )ur la santé d'esprit autant que pour l'honneur du 'uple français, personne — absolument personne — ' nous a fait écho.
J'avais le droit de prendre acte de ce silence )mmc d'un aveu de profonde insincérité. J'ai usé •ce droit dans noivQ Action française du 28 février.
I t's perturbateurs de l'union sacrée se nommaient en
se Inisanl. Nous causerons union sacrée avec M. Caillaux quand il nous aura expliqué son silence ou le silence de ses journaux sur les colporteurs de la rumeur infArae et sur leur impunité scandaleuse. Là fut le premier allontal au pacte d'union. Si l'on en veut alléguer d'autres, ils ne sauraient Olre examinés qu'après celui-là. Outre que sa réalité ne fait ni doute ni question, il date de la première huitaine d'août, il n'a jamais cessé depuis — // n'a Wnnni.< clé sérieusement réprimé.
Le déni de justice de l'Etal républicain à 1 ôgard de ses nationaux contraste avec l'activité diplomatique déployée par le Saint-Siège en faveur des prisonniers de toute nationalité et de toute confession. Le Saint-Siège remplit sa fonction bien au delà de ses ressortissants naturels» : même en temps de guerre et d'union sacrée la démocratie ne connaît jamais (|ue des partis, ou plutôt son parti. Elle ne peut remplir ni la fonction ni le domaine de la France.