‹ Les Conditions de la Vie à NeversChapitre 49 sur 64 · CA · texte numérisé non relu

CA

sr

EU de 9

ds

“gs

Er POS

a pre EE

pue

D PDT TT AE

hp sé

LCR ES

QT et

« Seavoir une maison à Nevers, appelée la maison de la Cité, paroisse Saint-Jean, dont le détail suit : à l’entrée une grande porte cochère, un grand vestibule, une cave au-dessous, une grande cuisine, où est un fourneau à plusieurs feux garni de ses baguettes en fer, un placard fermant à 4 battants, un cabinet ou garde-manger, une grande tribale voûtée à côté de la cuisine, une rampe en fer, qui distribue à droite à deux salles, dont l’une est lambrissée et boisée, cheminée à celle-ci, deux placards dans l’autre, une chambre à cheminée à la suite, un placard à l’embrasure d’une croisée, un petit jardin au bout duquel est une‘ petite chambre parquetée, où sont 4 placards en mauvais état, sauf deux garnis en fer maillé, une grande salle dite salle de la tour en forme ronde, où est une cheminée et un placard, et à laquelle on monte par une rampe en fer, une autre petite cuisine, les fosses d’aisances à côté, une petite chambre audessus, tapissée en papier à fond bleu sur toile, cabinet à côté, cabinet au-dessus et chambre à cheminée à côté ; à gauche du grand escalier un cabinet noir, un autre cabinet à côté, une grande chambre à cheminée, tapissée en tapisserie à personnages, une autre plus grande chambre à balcons, tapissée en tapisserie verdure de Flandre, deux cabinets à côté, cinq greniers, sur le tout, carrelés en carreaux, sauf le plus élevé des cinq, qui n’est que planchéié, sur lequel on ne pourra déposer que des choses légères ; une cour, une écurie attenant, grenier à foin au-dessus, avec le ratelier et la mangeoire en bon état...»

Ilexiste également dans la grande salle lambrissée «un trumeau en 6 pièces dans son cadre doré au-dessus de la cheminée, unautreen 3 pièces dans la même position dans la chambre à balcons, également encadré en bois doré, et un troisième d’une seule pièce dans la salle à côté... »

Prix : 500 fr. «et un pâté de valeur de 121. par chacun an.»

Min. Chevallier, 20 juin 1696.

Bailleur : François Longbois, procureur au bailliage. — Preneur : Antoine Cumet, meunier.

« Scavoir la jouissance du moulin de la Passière, scitué proche cetted. ville, consistant en 2 roues tournant, biefs et chaussées sur le cours d’eau, prés et terres dépendant du moulin, sans rien retenir, sauf la pesche de l’estang, que led. bailleur pourra empoissonner et pescher toutes fois et quantes que bon lui semblera.…

Le tout moyennant que led. Cumet payera chacune semaine à dame Juliette Robelin, veuve d’h. h. Imbert Testelette orfèvre, un boisseau de froment mesure de Nevers, dont il rapporterales quittances aud. sieur Longbois ; auquel il payera aussi chacun an 24 quar-

Le RQ

teaux de bled par tiers, bled froment, seigle et orge, scavoir 12 quarteaux de 6 en 6 mois ; et sera tenu de payer chacun an aud. m°® François Longbois la somme de 80 1. à raison de 40 I. à chacun terme... »

Min. Gourjon, 23 avril 1780.

Bailleurs : les chanoines du Chapitre de Saint-Martin. — Preneur : Pierre Persil, meunier.

« C’est à scavoir un moulin, appelé le moulin de la Ronde, situé à Nevers sur la franche rivière de Nièvre, paroisse de Saint-Trohé, consistant en 2 roues à moudre bled à 2 moulages, l’un à blanc et l’autre à bis, tournant, virant et faisant farine ; une maison composée de plusieurs chambres, 2 écuries, greniers, jardin, chenevière avec le cours d’eau, biefs et chaussées... Fera partie du présent bail la première herbe seulement d’un pré, appelé le pré des Roches, contenant 12 à 14 charretées de foin ou environ...

Les réparations locatives seront à la charge du preneur, qui sera tenu aussi de l’entretien des aubes, pales, ferrements et autres menues réparations dud. moulin. L’entretien des couvertures en tuile desd. batiments sera aussi à la charge du preneur, qui sera tenu de les maintenir en bon état et d’y faire annuellement toutes les réparations nécessaires, à l’exception néanmoins du dommage qui pourroit y arriver par les ouragans. Led. preneur sera tenu aussi de l'entretien des chaussées dud. moulin, tant pour les grosses que pour les menues réparations, et du curement des biefs, ainsi que du curement de la rivière, qui se fait à frais communs avec les meuniers qui y sont intéressés, comme aussi de l'entretien du grand empalement, qui se fait à frais communs avec M. le duc de Nevers, MM. du Chapitre et autres. Et comme le fermier actuel dud. moulin doit laisser tous les objets ci-dessus en bon état, le preneur sera tenu de les laisser de même lors de sa sortie ; à l’effet de quoi il sera pour lors fait visite des lieux par experts convenus ou nommés d’office..…. »

Prix : 40 L. par an pour la première herbe du pré des Roches, Cet la quantité de 8 boisseaux de bled froment par semaine, mesure de Nevers, rendu conduit et déchargé dans les greniers desd. sieurs bailleurs, sous la condition expresse qu’à défaut de paiement et livraison dud. bled pendant 4 semaines, il sera loisible auxd. sieurs bailleurs d’expulser le preneur dud. moulin et d’en faire le bail à un autre, sans qu'il soit besoin de jugement ni forme de procès... »

Min. Goussot, 30 mars 1785.

Balleur : Gilbert Gascoing de Villecourt, écuyer. — Preneur : Henri Pesle, meunier,

NS TRQ

«C’est à scavoir le moulin à bled de Veninges, à une roue, situé en la paroisse de Varennes-les-Nevers, la maison du meunier, écurie, chenevière, prés, patureaux et pièces de terre... »

Prix : 600 1. par an.

Min. Callot, 26 janvier 1666.

Bailleur : François Callot, marchand tanneur. — Preneur Guillaume Cassiat, « aussy marchand tanneur ».

« C’est à scavoir une tannerve,aud. Callot appartenant, située et assise proche les murailles de cetted. ville et la rue qui va de la porte de Nièvre à celle du Pont Cizeau..……. »

Eric 00

Min. Gourjon, 17 août 1782.

Bailleurs : les Carmes déchaussés de Nevers. — Preneur : Pierre Provost, marchand tanneur.

« C’est à scavoir une tannerie et un petit Jardin y attenant, située à Nevers sur et au long de la rivière de Nièvre, au pied des murs de cette ville, qui servent d’enclos au jardin desd. R. P. Carmes...»

Prix: : 36 1.

Min. Lagoutte, 16 janvier 1741.

Bailleur : Léon Talpin, meunier au moulin de Pillavoine. — Preneur : Mathieu Jacquet, foulonnier.

« C’est à scavoir un moulin à foulon, situé et assis dans l’enclos dépendant du moulin de Pillavoine, avec un jardin et une écurie attenant le moulin à blanc, ensemble la chenevière tenant au foulon, le tout situé paroisse Saint-Trohé. »

Prix : 40 1. « Le preneur sera tenu et s’est obligé de faire toutes les réparations généralement quelconques, tant menues que grosses, aud. moulin à foulon. Sera tenu en outre d’entretenir les chaussées.

Convenu entre les parties que led. foulon ne travaillera et n’agira

que par les eaux perdues, c’est-à-dire par les eaux qui deviendroient

inutiles et qui ne feront aucun tort au moulin dud. bailleur, sans que led. Jacquet puisse prétendre faire aller led. foulon dans le temps que led. moulin dud. bailleur aura besoin d’eau... »

Min. Lagoutte, 30 octobre 1746.

Bailleur en sous-accense : Jean Jacquet, m°foulonnier, demeurant au Pont Saint-Ours, paroisse de Coulanges-les-Nevers. — Preneur :

Joseph Renaud, aussi m° foulonnier à Coulanges. « C’est à scavoir le foulon du Pont-Saint-Ours, situé en lad. pa-

roisse, appartenant au sieur Charles Enfert, ensemble les terres et prés en dépendant. »

Prix : 80 1. « Le curement et nettoiement du bief et ruisseau, qui est au-dessous de la rue dud. foulon sera fait par ceux qui y font laver des mines, ainsy qu’il a toujours été accoutumé.... Convenu que led. preneur fera ou fera faire par chacun an des menues réparations aud. foulon, jusqu’à concurrence de la somme de 101., outre et sans diminution du prix du présent sous-bail ; et se charge led. preneur de payer les impositions de tailles, capitation et autres impositions, qui peuvent monter à 40 1. par chacune année. »

Min. Boury fils, 26 mai 1786.

Bailleur : Blaise Gounot, m° de manufacture de faïence. — Preneur : Gabriel Pernet, voiturier par eau.

«C’est à scavoir la moitié d’un port, situé sur le quay vis à vis le fer à cheval de cette ville, paroisse Saint-Arigle…. » Pas: 36,

Min. Chevallier, 23 octobre 1689.

Bailleur : Pierre Marault, m€ savetier. — Preneur : Eugène Pignié, vigneron.

€ Cest à scavoir une pièce de vigne, scituée au climat de Saint- Benin près cette ville, contenant l’œuvre de 6 hommes ou environ...

Le preneur sera tenu la cultiver et fassonner de toutes fassons ordinaires et accoustumées en temps et saisons dus ; mesme sera tenu y mettre chacun an 5 faix de pesseaux de tous bois, et y faire un cent de provailles chacune année aussy bien et duement dans les endroits les plus nécessaires, et qu’il pourra faire toutes en une année sy bon luy semble, qui seront comptées entre les partyes au mois de may, après qu’elles auront esté faictes et sera tenu faire du mort le vif. »

Prix : 8 1.

Min. Chevallier, 24 avril 1696.

Bailleur : François Bardon, laboureur à Imphy. — Preneur : Edme Garnier, vigneron à Nevers.

€ C'est à scavoir une pièce de vigne, assise au finage de Saint- Lazare, contenant l’œuvre de 4 hommes ou environ...

Sera tenu (le preneur)icelleentretenir detoutessesfassonsordinaires et accoustumées suivant l’usage du pays, y faire un demy cent de provailles… Le bailleur sera tenu de visiter ou faire visiter lad. vigne le premier jour du mois de septembre de l’année, que le présent bail devra finir, à l’effect de cognoistre sy elle sera suffisamment

Op

pessellée, pour par led. preneur en demeurer deschargé, en cas qu’elle se trouve en suffisant estat. »

Prix 9h

Min. Moreau, 17 mar 1788.

Bailleurs : Jacques et Claude Passot frères, vignerons. — Preneur : Jean Passot, vigneron.

« Scavoir 2 œuvrées de vigne, situées en Bourgneuf, paroisse de Saint-Laurent, en mauvais état, dégarnies de ceps et échalas….

Le preneur s’engage à «les provigner, chevaler et garnir d’échalas dans toutes les parties vuides, en sorte qu’elles soient rétablies

entièrement en fin de bail. »

Prix : 4 L.

Min. Boury fils, 26 novembre 1786.

Bailleur : Jacques Perriot, vigneron. — Preneur : Pierre Perriot, vigneron.

« C’est à scavoir une pièce de vigne, scituée et assise au climat des Bas Montots, proche Potencul, de la contenue de 8 œuvres de vigne ou environ...

Led. Pierre Perriot promet et s’oblige de faire et façonner annuellement lad. vigne suivant les us et coutumes du pays et duché de Nivernois.., et d’avoir soin des arbres fruitiers, qui sont dans lad. vigne, à peine de tous dépens, dommages et intérêts. »

Prises ooE Min: Chevallier, 25 juillet 1696.

Bailleur : Jacques Gaillard, vigneron à Coulanges les Nevers. — Preneur : Pierre Jaillette, charbonnier au faubourg de Mouesse.

« C’est à scavoir une pièce de terre, scituée au finage de Saint- Lazare, contenant 5 boisselées ou environ, tenant au grand chemin alpant dud. faubourg à la Baratte... pour 6 années et 6 récoltes

consécutives... »

Prix : 61. 10 s. Le preneur réserve au bailleur « la déblure, qui est

à présent emblavée dans lad. terre, et fera voiturer 15 charroÿs de fumier, scavoir 8 l’année présente et 7 l’année prochaine. »

Min. Chevallier, 18 novembre 1696.

Bailleur : Gaspard Guynot, jardinier. — Preneur : Jean Guynot,

jardinier.

«C'est à scavoir 2 boisselées de terre ou environ, estant en 2 pièces,

sises aux jardins de Marolle, paroisse de Chaluzy,.. pour 12 années consécutives, ee commenceront au jour de Noël prochain... »

2 NO Prix : 8 L « Et a esté convenu que led. preneur fera mettre dans

lesd. terres jusqu’à 30 charrois de fumier pendant les 6 premières années. »

Min. Boury fils, 28 septembre 1781.

Bailleresse : Marguerite Pernet, veuve de Joseph-Gédéon Picard, marinier. — Preneur : Charles Berthin, jardinier.

« C’est à scavoir une pièce de terre de la contenue de 2 boisselées, environnée d’un côté d’une haye vive, et d’un fossé du côté de la rue, située et assise en la chaume Pissevache..…. »

Prix : 241. « Et a promis le preneur d’être net à l'entretien de lad. haye vive et du fossé et de laisser le tout en bon état à la fin du présent bail. » |

Min. Goussot, 30 novembre 1783.

Bailleur : Grégoire Passot, m° cordonnier. — Preneur : Antoine Moreau, jardinier.

C’est à scavoir un petit jardin situé au lieu de la Chaussée, paroisse de Saint-Martin, de la contenue d’une demie boisselée ou environ, et une pièce de terre située aud. lieu, paroisse de Saint- Pierre, de la contenue de trois-quarts de boisselée ou environ... »

Prix : 241L

1. Quelques prix de vente préciseront la signification de ces accenses. Au xvn® siècle, le 26 septembre 1695,une maison de la rue des Fangeats composée d’une boutique, d’une chambre basse et d’une chambre haute, est vendue 4231. Le 1% décembre un immeuble à peu près identique, maïs situé rue Saint-Martin, est vendu 6001. (Min. Chevallier). Au siècle suivant forte augmentation. Une maison de la rue Saint-Etienne, comprenant une boutique, une chambre basse, une cave, une chambre haute et un cabinet, est vendue 12001.1e16 février 1783 (Min. Gourjon). Un immeuble de la rue du Fer, qui ne paraît guère plus important, est vendu 3.000 1. le 17 juin 1786 (Min. Boury), et ce tauxsemble normal. ce plupart de ces maisons sont grevées de cens féodaux ou bordeliers.

Au xvure siècle les vignes se vendent de 50 à 100 1. l’œuvrée.Le 26 janvier 1783 une petite pièce de vigne, située aux rues basses, «de la contenue de 3 œuvres ou environ», est vendue 150 1. Le 9févricr1788 une autre pièce, «de la contenue d’une œuvre et demie», est payée 100 1. (Min. Darvoux). Quantaux jardins ils valent de | 100 à 2001. et plus la boisselée. Le 8 avril 1781 une boisselée et demie au faubourg de la Passière est vendue 150 1. Le 148 mars un jardin de 3 à 4 boisselées au Carre-. four est payé 800 1.(Min. Gourjon), sans préjudice des redevances bordelières et autres, qui grèvent généralement ces terres.

7 — 93 — VII. — Salaires à l’année

$ 4. — ComPacnons Min. Chevallier, 6 novembre 1673.

« Par devant le notaire soubsigné, présents les tesmoings soubscrits, ont esté présents en leur personne h. h. François Veneraux, me chapelier, demeurant en cetted. ville de Nevers d’une part, et Charles Poing, compagnon chapelier, aussy demeurant aud. Nevers d’aultre part ; lesquelles partyes de part et d’aultre ont faict et passé entre eux le marché qui ensuit :

C’est à scavoir que led. Poing a promis et s’est obligé envers led. Véneraux de demeurer chez luy pendant un an, à commencer cejourd’huy date des présentes et finir à pareil jour, y travailler de sond. mestier de chapelier, aultant et le mieux qu'il luy sera possible, et ce moyennant la somme de 60 I., que led. Véneraux sera tenu luy payer en fin de lad. année ; moyennant laquelle somme led. Poing ne pourra pendant lad. année aller travailler ailleurs, nÿ pour aucunes aultres personnes, en aucune manière que ce soit.

Tout ce que dessus a esté respectivement stipulé et accepté par lesd. partyes, qui se sont obligées à l’entrétènement, à peine de tous despens, dommages et intérests, et soit scellé, car ainsy faict et passé à Nevers,estude du juré avant midy, le 6€ jour de novembre 1673, présens Léonard Gentil, clerc, et Pierre Lepère, m° boulanger et patissier, demeurant aud. Nevers tesmoings. Lesd. partyes ont

déclaré ne scavoir signer enquis. »

Min. Chevallier, 13 août 1690.

Michel Dubois, m° chapelier. — Edme Dalligny, compagnon’. «Led. Dalligny a promis et s’est obligé de travailler dud. mestier de chapelier pendant une année, qui a commencé le premier du présent mois et an dans la maison et boutique dud. Dubois... Led. Dubois a promis et sera tenu luy payer chacune semaine la somme de 10 sols pendant led. temps, pendant lequel ille nourrira et couchera et enseignera, lorsqu'il se trouvera occasion qu'il ne sera pas suffisamment capable dud. mestier, sans diminution de

Jad. somme de 10 s. »

Min. Baudot, 5 août 1669.

Jean Naudin, m°® cordonnier. — Suzanne Bourgeois, veuve de Jacques Denançay, « vivant m° écrivain », et à son autorité son fils Charles Denançay, compagnon.

Durée du contrat : un an.

Page 1