Thèse principale. Les obligations financières. À
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utilise plus que dans les corps de garde ‘de la milice bourgeoise ou
des gens de guerre en garnison. Mais la chandelle est toujours le
procédé le plus usuel dans les classes populaires. Or lo chandelle
est très incommode et relativement coûteuse. Les prix ne cessent
pas d'augmenter au grand mécontentement des habitants, qui ne
peuvent guère cependant utiliser d’autres modes d'éclairage’. Rae cire en bougie ou en cierge est en effet un luxe réservé aux églises
et aux riches bourgeois. Elle est offerte aussi en cadeau aux échevins
pour leurs étrennes annuelles, aux intendants et aux visiteurs de
marque. La cire est moins incommode que la chandelle, mais encore plus coûteuse. À la fin du xvrrre siècle, huile à brûler commence
à se propager. Elle est employée dans les réverbères, que la ville
vient de faire installer dans les rues de Nevers. Son prix est assez
élevé (Cf. Tableau IV, $ 1).
Dans le Nivernais le chauflage est moins onéreux que l’éclarage. Les habitants n’utilisent que le bois. Dans toute la région le bois est très abondant, mais il est tellement nécessaire aux industries de ce temps-là, qu’il ne descend jamais à des taux très faibles. On se plaint toujours de son renchérissement. La milice et les troupes en garnison consomment aussi de grandes quantités de bois, de même que les feux de joie, allumés en l’honneur de victoires ou d’autres évènements heureux. Sous la pression del’opinion publique,
les officiers de police doivent réglementer la vente et même établir
des taxes en 1742 et 17702. L’inconvénient est le même avec les fagots et le charbon de bois, à cause de Pactivité des industries métallurgiques (Cf. Tableau IV, $ 2).
Sur l'habillement et l’ameublement nous disposons de trois séries principales de renseignements (Cf. V, tableaux, inventaires de marchandises et inventaires de mobiliers). D’abord des tableaux, dressés d’après les comptes de la ville, des hôpitaux et du palais ducal. Ces tableaux énumèrent divers textiles, tissus et objets, neufs pour la plupart. Mais ici, comme précédemment, les prix accordés aux échevins et aux récteurs sont des minima. D’autre part, il s’agit presque toujours d’étoffes grossières, d'objets communs, achetés par grandes quantités pour l'habillement des pauvres ou l’équipement des troupes en garnison, ce qui donne une idée très incomplète de l’habillement et de l’ameublement d'autrefois. Avec les inventaires de marchands et fabricants (émailleurs, faïenciers, merciers), les énumérations sont plus complètes. Elles sont
intéressantes à divers points de vue, parles aperçus qu’elles donnent \
4. Thèse principale : Métiers usuels. $ 1. Ciriers et chandeliers. :