‹ Les Conditions de succès du Pneumothorax Artificiel UnilatéralChapitre 11 sur 12 · SES SE · texte numérisé non relu

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Le pneumothorax, en effet, agit comme nous l'avons déjà vu, par la création de conditions mécaniques nouvelles en évitant aux lésions tuberculeuses, d'être continuellement brassées par d’incessantes expansions et d’incessants retraits et ce n'est que très indirectement que le pneumothorax peut prétendre à une action proprement antibacillaire.

Il apparaît, dès lors, logique de rechercher par tous les . moyens thérapeutiques actuels, si pauvres soient-ils, à compléter efficacement l’action mécanique du pneumothorax.

= Parmi les nombreux traitements proposés, bien peu ont résisté à l'épreuve du temps, cependant quelques indications semblent pouvoir encore être retenue. Ce sont :

l’aurothérapie ;

la médication antigénique par l’antigène de NÈGRE et BoQuET ;

l’allergine ;

la tuberculine ;

la médication créosotée.

1° L’aurothérapie.

Ce serait dépasser le cadre de notre étude que de discuter ici de la valeur de l’action des sels d’or. Les avis sont partagés là-dessus et nous nous demanderons simplement dans quels cas, au cours d’une collapsothérapie pour tuberculose pulmonaire, est-on en droit de faire appel à l’action secondaire inconstante souvent passagère, mais parfois efficace de la chrysothérapie.

A) Dans les lésions unilatérales :

a] Avant l'institution du pneumothorax artificiel.

Pour les tuberculoses aiguës à extension rapide, le pneumothorax artificiel doit être institué d'emblée, sans attendre le résultat problématique d'une cure aurique.

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Dans les formes moins rapidement évolutives et plus limitées, dans la période d'observation qui précède la création du pneumothorax, il peut paraître utile d’instituer le traitement par les sels d'or.

b] Au cours du pneumothorax artificiel constitué.

La chrysothérapie est inutile quand la collapsothérapie et la cure donnent leur plein effet.

Quand le collapsus est inefficace, même après section de. brides s’il y a lieu, et si les signes cliniques de tuberculose pe disparaissent pas, alors la chrysothérapie est nettement indiquée.

Parfois après plusieurs mois s’il persiste un seul signe anormal (expectoration abondante, altération de l'état général) on pourra constater leur disparition après le traitement aurique. |

B) Bilatéralisation secondaire des lésions au cours du pneumothorax artificiel.

D'après LABESSE et CAPERANI ce serait là l'indication de choix : « L’aurothérapie nous paraît devoir être préférée au double pneumothorax artificiel dont les résultats parfois brillants au début, sont trop souvent compromis par de graves troubles de la nutrition générale ». Mais d'autre part en janvier 1931 JacqueuiN et DEMALDENT publiaient : « Le pneumothorax artificiel bilatéral simultané reste le seul traitement efficace des tuberculoses primitivement et surtout secondairement bilatéralisées ».

Concluons seulement que les deux thérapeutiques ne sont

LS pas à opposer et gardent leurs indications respectives comme le conseillent PIERRE-BourGEois et S. BoissoNNET :

a] Le pneumothorax artificiel en cours ne doit jamais être abandonné en dehors des cas exceptionnels de bilatéralisation très tardives.

b] La bilatéralisation cavitaire et les bilatéralisations pneumoniques sont justiciables, non de la chrysothérapie, mais du pneumothorax artificiel bilatéral.

c] Les bilatéralisations nodulaires précoces sont une indication nette à l'emploi des sels d’or.

d} Les bilatéralisations nodulaires tardives nous paraïssent justiciables de la chrysothérapie.

e] Notons enfin qu’au cours d’un pneumothorax artificiel

bilatéral simultané la chrysothérapie peut trouver des indi-

cations.

D) Tuberculose bilatérale d'emblée.

Ici la multiplicité des lésions ne permet pas de formuler des règles précises que le pralicien doit dresser d’après les différents cas d'espèce. |

Concluons ce chapitre en concluant que la chrysothérapie ne doit pas êlre appliquée systématiquement, mais seulement dans un nombre limité de cas et plus particulièrement lorsque le pneumothorax uni ou bilatéral est avéré inefficace. |

2° L’antigène.

La plupart des auteurs qui l’ont étudié semblent surtout préconiser son emploi dans les tuberculoses ostéo-articulaires ou cutanées et par contre son indication serait à rejeler dans les tuberculoses pulmonaires aigués.

Seules certaines formes apyrétiques ou peu pyréliques peuvent réclamer son utilisation.

Or nous savons que le pneumothorax par son efficacité sur la lésion pulmonaire va créer de nouvelles conditions qui autoriseront la médication par l’antigène et justifient son emploi comme traitement adjuvant, surtout aux périodes tardives du pneumothorax, au moment où ayant

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accompli son effet, il a rendu l'infection torpide depuis de longs mois. Il permet alors à un effort d'immunisalion active d’être tenté avec un minimum d’aléas et un maximum d'efficacité.

3 La tuberculine et l'allergine. :

- Rattachons à ce paragraphe et pour des raisons analogues l’utilisation de la tuberculine et loin d’opposer les méthodes de traitement, on pourra les compléter l’une par l'autre.

4 La médication créosotée.

D'après certains auteurs son emploi très prolongé aurait donné de bons résultats.

Aussi pourrait-on être amené à en faire une des bases de traitement de complément au cours du pneumothorax, même dans les formes aiguës ou hémoptoïques. Mais il faudra toujours observer comme conditions ‘essentielles que le collapsus ait réduit complètement les signes cliniques de tuberculose et fait disparaître la pyrexie.

Disons enfin que la créosote a une heureuse influence sur les infections aiguës intercurrentes des voies aériennes et peut en éviter les méfaits, aidant ainsi grandement à l’efficacité du pneumothorax.

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