‹ Les Conditions de succès du Pneumothorax Artificiel UnilatéralChapitre 10 sur 12 · LEO RP · texte numérisé non relu

LEO RP

Tout le poumon malade par conséquent se trouve tiraillé traumalisé en apparence.

Le but de la collapsothérapie devient donc de libérer le poumon de ces forces devenues nocives, de créer :

Une détente statique,

Une détente dynamique.

Le pneumothorax hypotensif crée d’abord une détente statique en éloigaant un peu le poumon de la paroi et par le phénomène d’électivité, dont nous parlons plus haut, il crée la détente dynamique.

L'idéal est atteint, les zones malades ont obtenu la double détente, statique-dynamique.

Les zones saines bénéficient de la détente statique mais échappent à la détente dynamique, ce qui leur permet de continuer d'assurer la fonction respiratoire.

L'action de la collapsothérapie hypotensive est ainsi à la fois mécanique, respiratoire et circulatoire.

D'après tout ce qui précède on voit que le rôle du thérapeute consiste en somme à provoquer la détente susceptible d’actionner le mécanisme complexe du collapsus.

Ainsi concu le terme de détente acquiert un sens beaucoup plus large: il devient applicable aussi bien à la collapsothérapie chirurgicale qu'à la collapsothérapie gazeuse. s

Ceci nous amène à discuter des adhérences parieto-pulmopaires qui peuvent assombrir le pronostic d'un pneumothorax artificiel.

Les brides pleurales qui s’insèrent presque toujours sur la lésion ou dans son voisinage immédiat, ont une action jraumatisante certaine, tant sur la lésion qu’elles tiraillent que sur la plèvre dont elles provoquent l'irritation et les

réactions inflammatoires, on tend de plus en plus à libérer précocement toutes adhérences susceptibles de gêner le collapsus.

Les adhérences pleurales sont une cause fréquente d'échec du pneumothorax artificiel. Elles limitent l’action du collapsus pulmonaire et compromettent son efficacité.

C’est en 1913 que JACOBAENS préconisa la section d’adhérences sous le contrôle de l’endoscopie. Depuis la méthode n’a fait que progresser. Les adhérences que nous devons envisager sont celles qui unissent le poumou à la paroi et dont la libération peut avoir une influence sur l'efficacité du collapsus.

Ces adhérences peuvent être préformées quand elles sont précoces, antérieures à l'institution du pneumothorax et même à la formation des foyers dans le parenchyme, d’autres fois elles sont secondaires'et résultent soit d’un accident pleural, soit d'un collapsus insuffisamment poussé et entretenu : ce sont les adhérences métaformées.

Elles sont fréquentes et ont comme siège d'élection la région apicale du poumon. Leur structure présente un grand intérêt pratique, suivant qu’elles contiennent ou non du tissu pulmonaire.

A côté des adhérences en cordon, ou à insertions paritales élargies, ou en sablier dont la section est facile et efficace. on se méfiera de ces adhérences à insertions pulmonaires élargies dont la section peut être dangereuse.

Le diagnostic des adhérences sera fondé sur les données de la clinique, de la radiologie et de la pleuroscopie.

C'est la pleuroscopie qui permet de faire un diagnostic

précis des brides pleurales. à

Il est admis en effet aujourd'hui qu'il ne faut couper que les brides dont la section est facile.

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Ce serait sortir du cadre de nolre sujet, en nous étendant sur les traitements chirurgicaux en pneumologie. Signalons cependant que certaines sections d’adhérences peuvent être suivies de graves complications dues au voisinage immédiat d'une caverne. La plus redoutable est la perforation pulmonaire. Aussi faudra-t-il une grande pratique pour juger des cas justiciables de la section.

Quoi qu'il en soit l'opération de JAKoBoEUS vient heureusement compléter le pronostic d’un pneumothorax et ouvre . de nouvelles perspectives en complément de la collapsothérapie intrapleurale.

LOPRETES

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tenantaux Traitementsadjuvants

À ces conditions locales, générales et techniques du succès du pneumothorax artificiel il convient d'ajouter les diverses thérapeutiques adjuvantes qui renforcent son efficacité.

Pendant longtemps avant l'avènement du pneumothorax la cure sanatoriale représentait le seul traitement efficace de la tuberculose pulmonaire. Depuis vingt ans, l'application de plus en plus étendue et le perfectionnement continu de la collapsothérapie ont enrichi l’arsenal thérapeutique d’une arme réellement active.

Dans les premières années, un courant s’est créé tendant a opposer les deux méthodes thérapeutiques. SERGENT et ses collaborateurs s’insurgèrent contre cette conception.

. En effet, si la cure sanatoriale doit garder son mérite, il n’en réste pas moins vrai qu'elle n’ai pas toujours suffisante et qu’elle doit être complétée par des traitements qui la renforceront, Le Professeur SERGENT définit le sanatorium :

« Un établissement de cure ou si on veut un centre de traitement, dans lequel doivent se trouver réunis, sous la direction d'un médecin qualifié et dans un site approprié tous les moyens médicaux et chirurgicaux qui constituent actuellement l'arsenal de la thérapeutique antituberculeuse »;

Le pneumothorax artificiel trouve dans la cure sanatorialé son adjuvant le plus précieux. Nous avons vu qu'on avait voulu opposer les deux méthodes et qu'on avait laissé

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croire que la colapsothérapie allait supprimer le sanatorium. Il aurait fallu pour cela qu'elle supprima la cure hygiènodiététique.

Le pneumothorax artificiel n’est pas un véritable remède contre la tuberculose. C’est un traitement local purement mécanique, qui ne dispense pas du repos absolu, ni de la cure d’air méthodique.

Nous avons vu dans le chapitre précédent, que les conditions de résistance du terrain jouent un rôle considérable dans la défense de l'organisme contre la tuberculisation. Or, ces conditions de résistance du terrain sont d'autant mieux assurées que les mesures d'ordre hygiéno-diététique sont les plus sérieusement réalisées.

Le tuberculeux porteur d’un pneumothorax artificiel, reste, comme le disait FoRLANINI « un malade de serre chaude ». Il doit éviter les imprudences susceptibles de compromettre la qualité du collapsus et l'intégrité de la plèvre et du poumon opposé. Ces imprudences seront surtout le fait de malades porteurs de pneumothorax dis « ambulatoires » dont le procès n'est plus à faire. Les résultats obtenus par le pneumothorax artificiel chex les malades de ville ou ceux d'hôpital sont d'autant plus satisfaisants que ces sujets ont été placés plus rapidement et plus longtemps dans les conditions oplima de succès, de cure sanatoriale. ‘

Les deux méthodes se complètent heureusément et on considère à l'heure actuelle qu'un traitement mixte est la meilleure thérapeutique anti-tuberculeuse. La cure sanatoriale permet, en effet, un réduction de la durée de l'entretien du pneumothorax artificiel et cette constatatidn n’est pas à dédaigner, car les malades n'acceptent qu'avec mauvaise

grâce leur longue mais indipensable servitude. “

Il nous reste maintenant à considérer dans quelle mesure un traitement médicamenteux peut aider la collapsothérapie.

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