‹ Les conditions du travail chez les ouvriers en instruments de précision de Paris [microform]Chapitre 7 sur 9 · IX. — Le Chômage · texte numérisé non relu

IX. — Le Chômage

Contrairement à ce qui se passe dans certaines

industries, le chômage pour, les ments de précision n’est pas un fait Périodique, se produisant à des époques determinees : commencement de l’hiver ou de 1 ete, suivant les cor-

^ Il est bien entendu que je ne veux parler ici que du chômage imposé à rouvrier par le ^^anque de travail ; les périodes de maladie, les besoins si divers de l’existence viennent encore apporter leur appoint de chômage forcé. Quoique certaines époques de l’année soient pour le chômeur plus mgrates que d’autres ; les fins d’annee, es périodes

d’inventaire, par exemple, l’on ne reconnaître l’importance d un fait intluent sur les conditions économiques de toute une corporation, comme cela peut se faire pour les ouvrieis du bâtiment, à qui il est impossible de ^travailler

' ’^'llst inutile de rééditer ici les justes critiques si souvent faites contrôle chômage, de noter les perturbations qu’il apporte dans un maigre budget

d’ouvrier. Le nombre des chômeurs de not e pio feLion est d’une évaluation assez difficile et il n’pxiste malheureusement pas de documents^ sérieux pouvant permettre de poser unchitîre, meme

^^L^moyenne prise dans une année de l’Office du travail (1896) indique environ 5 0[0 de chômeurs . mais l’Office du travail ne recevant des renseignements que des chambres syndicales de patrons et

d’ouvriers, cette moyenne se restreint aux seuls syndiqués, et, par conséquent, inexacte inferieure à la moyenne réelle. Les ouvriers syndiques avant o^énéralement plus de facilité que les autres

à^trouver du travail, je crois être assez près de la vérité en portant à 8 OiO la moyenne des ouvriers en chômage qui forment l’armée de reserve ou les patrons puisent suivant leurs besoins- G est ainsi que dans l’année 1896, 304 ouvriers se sont déclarés diômeurs à la chambre syndicale des ouvriers en ins “uments de précision ; 221 ont été places dans un délai variant de 2 à 12 'jours au maximum, d’après les renseignements fournis par les ou^uers. De ce nombre, il faut défalquer 24 places offertes

directement par les patrons. , , .

Il est aussi très difficile de fixer la duree moyenne du chômage. Cependant, d’apres l enquete a laquelle je me suis livré (interrogatoires de camarades,'faits qui me sont personnels, etc.), je crois n’être pas loin de la vérité en portant la moyenne à environ vingt jours par an et par ouvrier.

Peut-être conviendrait-il de noter ici certaines périodes ou l’ouvrier peut aussi être ««nsidere Lmme chômeur. Je veux parler des périodes d inventaire pendant lesquelles il n est par rare de voir le travail suspendu de 5 a 15 jours, en janvier et en juillet. Certaines maisons, notamment parmi celles qui paient au mois, on habitude d’accorder comme jour de congé le Imidi qui suit la paie. Bien entendu, cette journée n est

pas payée à l’ouvrier. ^ vom

En résumé, si l’on considéré qii il y a da . ’

née 52 dimanches, 6 jours fenes officiels, 10 jours de chômage involontaire par maladie ou toute

autre cause, et 15 jours environ de chômage obligatoire, on arrive encore a 280 jours de travail par an. Il serait à souhaiter que chacun des membres de la société en donnât autant !

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