‹ Les confessions de FréronChapitre 138 sur 189 · iiV/., page · texte numérisé non relu

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3. Lettres siw quelques écrits de ce temps, tome VII, page 50

Les rois ressentent les passions de la même manière que les particuliers. Il n'y a que la façon dont les uns et les autres expriment leurs sentiments qui constitue la différence entre la Comédie et la Tragédie ^

Les jeunes gens, les femmes, et en général tous ceux qui ont les passions vives, s'amusent davantage à la représentation d'une pièce tragique. Mais il faut des comédies pour les personnes dont l'esprit est mûri par la réflexion. A un certain âge, on aime mieux rire avec Molière que de pleurer avec Racine^.

Rien ne fâche plus dans une lecture qui plaît que de voir un homme d'esprit qui ne croit jamais en montrer assez. On serait presque tenté de souhaiter qu'il n'en eût point du tout ^.

Le goût est îi la fois un discernomenl vif et une sensation délicate : c'est le cœur éclairé *.

1. Lettres sur quelques écrits de ce temps, tome VII, page 61.

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