Opuscules (le F)-éro7i, tome II, page fi
Il en est en quelque sorte des pièces de théâtre comme des familles. Les unes, après avoir eu des commencements faibles et obscurs, s'élèvent avec le temps à une fortune brillante; tandis que les autres, qui ont paru d'abord avec éclat, tombent insensiblement dans le mépris et dans l'oubli. Que de tragédies aujourd'hui ignorées, qui ont fait l'admiration de nos ancêtres ^
Les libraires, qui font pendant l'été leurs provisions de manuscrits, imitent la prévoyance de la fourmi; avec cette différence, qu'ils voudraient bien que leurs magasins ne fussent pas si pleins pendant l'hiver ^.
Il serait à souhaiter, sans doute, que les plus belles productions de l'esprit humain fussent aussi les mieux partagées du côté de la presse. Mais le mérite d'un ouvrage est précisément la cause du peu de soin qu'on apporte à Timprimer. On est toujours sûr de vendre un bon livre, sous quelque forme qu'il paraisse. Les plus belles femmes ne sont pas celles qui ont le plus besoin de parure^.