‹ Les confessions de FréronChapitre 142 sur 189 · L'Année littéraire, 17.54, tome III, page · texte numérisé non relu

L'Année littéraire, 17.54, tome III, page

travers qui était réservé à nos jours. Mais nous voyons que, pour bien écrire, il ne suffit pas d'être né d'un grand écrivain

Il vaudrait beaucoup mieuK sans doute que ces hommes, qui veulent à toute force être auteurs, eussent employé dans d'autres états la portion d'esprit ou de médiocrité qu'ils ont reçue de la nature. Tel aurait été un bon forgeron, qui n'est qu'un poëte dur et boursoufflé^.

On trouve partout de l'esprit, mais où trouver du génie? Un homme d'esprit n'a pas plus de peine à en semer dans ses ouvrages, qu'un financier à répandre de l'argent. L'un et Tautre manquent presque toujours leur but, faute de savoir placer leur dépense ^.

Les ridicules sont dans les choses, et non dans les mots '.

La bonté accompagne toujours la véritable grandeur. La plus grande vertu d'un prince c'est d'être bon, et les seules louanges que le cœur donne sont celles que la bonté s'attire : les autres qualités ne font que la

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