‹ Les confessions de FréronChapitre 151 sur 189 · Ihid., lome IV, page · texte numérisé non relu

Ihid., lome IV, page

'A. Ilnd., tome V, pages 110 et 111.

■1. Ihid., page 159.

dente, on ne peut pas penser à tout, et ce qui coûte le plus dans tout ouvrage n'est pas l'entrée, mais la sortiei.

Un souverain ne doit point se livrer à un goût déterminé pour une science particulière; il doit avoir une connaissance de toutes, sans les approfondir. Son génie, ainsi que le soleil, doit parcourir les immenses contrées des arts sans s'arrêter sur aucune. C'est une divinité bienfaisante; il préside, et l'on agit sous ses auspices; il est fait pour inspirer et non pour exécuter^.

Malherbe disait qu'un bon poète n'était qu'un bon joueur de quilles, et qu'il n'était pas plus utile à l'État. Il se trompait : un État peut sans doute être tranquille sans les arts d'agrément; mais, il ne sera grand que par eux®.

Le laurier est la récompense du grand capitaine ot du grand poëte; le même char les conduit à l'immortalité; les mêmes éloges consacrent leurs noms dans nos fastes. Les muses reconnaissantes aiment surtout à célébrer leurs favoris dans le langage divin qu'ils ont

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