‹ Les confessions de FréronChapitre 152 sur 189 · Ibid., p.'ige · texte numérisé non relu

Ibid., p.'ige

eux-mêmes si bien parlé; on a peut-être fait plus de vers à la louange de Corneille qu'en l'honneur de Turenne \

Les tableaux les plus rembrunis sont quelquefois les plus goûtés des connaisseurs.

L'œil s'égare souvent avec plus de plaisir sur des roches escarpées et des pays incultes que sur l'émail d'une riante prairie: et les volcans du Vésuve, allumés des mains de la nature, forment, du moins à mon gré, un plus beau spectacle que l'éclat postiche des gerbes et des soleils de nos feux d'artifice ^.

On se peint dans ses livres; on se lit dans ceuxd'autrui, puisque ces derniers nous charment quand nous y trouvons nos idées, et nous déplaisent lorsqu'ils choquent notre façon de penser et de sentir^.

La charge des ridicules est peut-être le défaut le plus excusable au théâtre, où il ne faut point des nuances délicates, mais des couleurs vives et fortes pour frapper les sens de la multitude*.

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