‹ Les confessions de FréronChapitre 174 sur 189 · LA JOURNÉE DE FONTENOY · texte numérisé non relu

LA JOURNÉE DE FONTENOY

Ode.

Flandro, qui dans tes champs, couver ts d'ombres funèbres , Vois croître les cyprès et les lauriers célèbres, A des maîtres nouveaux soumise tant de fois : Jusqu'à quand seras-tu la victime des armes,

Le séjour des alarmes, Et le théâtre affreux des vengeances des Rois ?

De meurtres affamé, le démon des batailles De ses barbares mains déchire tes entrailles; Pour nourrir sa fureur tu renais chaque jour : Et ton sort est pareil au destin déplorable

De ce fameux coupable, Immortel aliment de l'avide vautour.

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