LA JOURNÉE DE FONTENOY
Ode.
Flandro, qui dans tes champs, couver ts d'ombres funèbres , Vois croître les cyprès et les lauriers célèbres, A des maîtres nouveaux soumise tant de fois : Jusqu'à quand seras-tu la victime des armes,
Le séjour des alarmes, Et le théâtre affreux des vengeances des Rois ?
De meurtres affamé, le démon des batailles De ses barbares mains déchire tes entrailles; Pour nourrir sa fureur tu renais chaque jour : Et ton sort est pareil au destin déplorable
De ce fameux coupable, Immortel aliment de l'avide vautour.