‹ Les confessions de FréronChapitre 178 sur 189 · Voyez YAlmcmach des Muses, 1774, p. 39 à · texte numérisé non relu

Voyez YAlmcmach des Muses, 1774, p. 39 à

û50 LES CONFESSIO^"S DE FRÉRON.

Et c'est... c'est... (j'en suis furieux) Pour me tendre ce piège !

Concevez-vous cette noirceur?

Sans critiquer, j'admire!

Exposer un grave censeur

A ce cruel martyre!...

■ . Lisez, dans mes yeux abattus,

Ma triste destinée ; Je puis dire comme Titus :

« Je perds une journée ».

Imaginez tous les attraits :

MADAME les efface. J'ai décoché d'assez bons traits

Sur les nains du Parnasse :

Mais ses beaux yeux, sa douce voix,

Fonl bien plus de blessures; L'Amour n'a point, dans son carquois.

De flèches aussi sûres.

Sa sœur naquit, et JUPITER

Dit aussitôt : « Déesses, « A cet enfant, qui nous est cher,

« Prodiguez vos largesses.

« Minerve, dès ses jeunes ans,

« Prenez soin de l'instruire; « Muses, donnez-lui vos talents;

« Grâces, votre sourire. »

Voilîi-t-il pas encor BOURBON

Qui force mon hommage?

Jeunesse, esprit, beauté, raison,

Elle a tout en partage :

Ses pas font naître plus de fleurs

Que les pas de l'Aurore; Mais c'est sans répandre des pleurs;

Les Ris les font éclore.

Lavjon^, tu me paîrasce tour,

Et le premier ouvrage Que ta Muse doit mettre au jour,

Expira cet outrage. Oui, je t'apprendrai, sur ma foi.

Dans mon Martyrologe, A me réduire, moi! moi! moi!

Au style de l'éloge I

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