‹ Les confessions de FréronChapitre 38 sur 189 · Aniv:e UWirorrp, l~ô6, tome VI, pages 97 et · texte numérisé non relu

Aniv:e UWirorrp, l~ô6, tome VI, pages 97 et

le roi Stanislas; l'heureux père, lorsque l'enfanleùt atteint l'âge de trois ans, le présenta à son protecteur, qui reçut de ses petites mains uu papier sur lequel des vers — touchant hommage ! — étaient l'interprète des sentiments dont l'auteur de ses jours était pénétré pour le royal parrain de son fils.

« J'eus l'honneur de présenter mon fils le 29 de ce mois (août 17S7) cà Sa Majesté qui le reçut avec cette bonté touchante si bien peinte dans ses regards et dans toutes ses actions. Elle daigna même le caresser, et prendre de ses mains un papier qui contenait les vers suivants, où je fais parler mon fils, et où j'ai tâché d'exprimer des sentiments à la portée d'un enfant de son âge.

Sur mes lèvres à peine écloses Le nom de STANISLAS est venu se placer; Et l'auteur de mes jours ne m'apprend d'autres chosos

Depuis que je sais prononcer.

Sans cesse il m'entretient des vertus, de la gloire De l'auguste Parrain dont j'attends mon bonheur : Son nom est le premier entré dans ma mémoire; II sera le dernier h sortir de mon cœur ^

Cette expression de reconnaissance, Fréron la renouvela chaque année à Stanislas, jusqu'au moment où son fils eût atteint l'âge de neuf ans'. Il disait, en 1758 :

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