‹ Les confessions de FréronChapitre 6 sur 189 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

Les souvenirs intimes et anecdotiques — dont on est si curieux, à juste titre ; car ils sont la meilleure révélation des hommes et des choses d'une époque, — abondent dans cette publication ; et, en lui donnant un prix inestimable, impriment en même temps à sa contexture le laisseraller plein de naturel, de charme, de piquant, et à la fois de bonhomie d'une causerie. Cet attrait est immense, et il fait complètement défaut à la plupart des cours de littérature parus jusqu'à ce jour.

Les rapprochements, qui naissent comme d'eux-mêmes entre le siècle dernier et le nôtre, impriment d'ailleurs à ces pages un intérêt tout particulier d'actualité que peu de livres ont, de nos jours, comme celui-ci, la bonne fortune de présenter.

Mais, ce n'est pas assez, — quoique ce soit

déjà beaucoup, — de faire connaître le mérite

du grand critique ; l'auteur dont l'esprit anime

ces pages, Vhomme même^ comme dit Buffon,

l'homme dont ces pages reflètent la vie, que

sait-on de lui? Presque rien, tout compte

fait. Il nous a semblé qu'il serait à la fois

utile et intéressant de connaître ce qu'était

rhomme.

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