XII PREFACE
Clément, pour ne citer que les plus fameux.
Plusieurs raisons ont empêché que cette étude se fit; d'abord les incroyables préjugés amassés contre Fréron, puis l'immensité de la collection de ses feuilles, — près de deux cents volumes! — enfin, la partialité beaucoup trop marquée avec laquelle on a, de tous temps, apprécié les critiques.
Bravant ces préjugés, en ce temps qui appelle et cherche la lumière en tout et partout, nous avons tenté de publier un choix des pensées les plus remarquables de Fréron.
C'est ici le dix-huitième siècle jugé par un contemporain; ce sont vraiment les souvenirs littéraires intimes et anecdotiques de trente années, les plus curieuses peut-être et aussi les plus instructives à connaître de cette époque déjà si loin de nous, — tant les événements ont une marche rapide, — et cependant c'est presque d'hier !
Le moindre attrait de la publication que nous entreprenons e^ d'offrir, en quelque sorte, un Cours familier do littérature et d'art pour la période histori<iue qui, en Franco, s'étend de 1745 à 1775, et comprend l'existence même de critique de Fréron.