‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 119 sur 213 · Ibid., tome V, page · texte numérisé non relu

Ibid., tome V, page

Le plus grand mérite d'un traducteur consista sans doute à bien rendre les- tours et les pensées de 1'originak Une doit point avoir de style ni de manière à lui; c'est le goût de son auteur, c'est son coloris qu'il doit suivre : grâces, figures, images, ilî fbufc qu'il exprime tout d'après son modèle, avec la même précision, la même chaleur, le même génie; en un mot, il dbit sortir, pour ainsi dire, de lui-même, et passer dans l'âme de celui qu'il traduit; de sorte que c ! est l'original qu'on croit entendre et qu'on croit lire, mais parlant une autre langue; la seule différence sensible doit être dans le langage pris uniquement comme idiome. Voilà, ce me semble, le point de perfection. Les difficultés sont extrêmes ; aussi les vrais traducteurs sont-ils rares : h peine en peut-on citer en France 1 ..

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Je ne sais ce que sont devenues l'éloquence et la: poésie. Mais, supposé que la curiosité vous prenne de découvrir leur asile, nf allez . pas les chercher dans les immenses recueils de prix académiques, ou, si elles y sont cachées, certainement elles s'y cachent très-bien; il n'y eut jamais de travestissement plus pariait, et je défie l'homme le plus fin dé les reconnaître sous le masque.

Les morceaux de prose couronnés sont, des disserta—

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