‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 145 sur 213 · Ibid., 1755, tome IV, page · texte numérisé non relu

Ibid., 1755, tome IV, page

étonnés de voir combien sont petites les causes qui les ont produits.

L'historien politique qui se tourmente pour combiner les circonstances, et te chercheur d'anecdotes qui s'égare dans des -routes écartées, prennent donc une peine inutile, et il y a de quoi rire de les voir s'épuiser en raisonnements et en conjectures : ils font en histoirece qu'on lait en philosophie; ils bâtissent des systèmes, au lieu d'attendre que le temps perce les nuages obscurs qui couvrent la vérité.

'C'est une folie que de prétendre bien «avoir ThistoîTe d'un monarque -régnant; on ne voit que les faits principaux et extérieurs; les ressorte 'qui font mouvoir la grande machine d'unîÉtett se dérobent aux yeux des contemporains.

Nous sommes bien mieux instruits que ne relaient nos pères des -motifs -et des actions publiques et privées de Louis XIV; et nos neveux, à leur tour, auront une connaissance plus Rendue et plus parfaite que nousmêmes du règne «te 'Louis XV. On écrit encore plus aujourd'hui qu'on ne le faisait du temps de Louis XIV, et il y a peut-être mille gens au fait de ce qui se passe, occupés à écrire des mémoires i domestiques qui ne verront le jour que longtemps après que tmhis Fauvons perdu 1 .

On se plaint avec raison de l'usage qui s'est établi

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