‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 202 sur 213 · Voyez YAlmanach des Muses, 1774, p. 39 à · texte numérisé non relu

Voyez YAlmanach des Muses, 1774, p. 39 à

Et c'est... c'est... (j'en suis furieux) Pour me tendre ce piège 1

Concevez-vous cette noirceur?

Sans critiquer, j'admire!

Exposer un grave censeur

A ce cruel martyre !...

Lisez, dans mes yeux abattus,

Ma triste destinée ; Je puis dire comme Titus :

« Je perds une journée ».

Imaginez tous les attraits :

MADAME les efface.

J'ai décoché d'assez bons traits

Sur les nains du Parnasse :

Mais ses beaux yeux, sa douce voix,

Font bien plus de blessures; L'Amour n'a point, dans son carquois,

De flèches aussi sûres.

Sa sœur naquit, et JUPITER

Dit aussitôt: «Déesses, « A cet enfant, qui nous est cher,

« Prodiguez vos largesses.

« Minerve, dès ses jeunes ans,

ce Prenez soin de l'instruire; « Muses, donnez-lui vos talents;

« Grâces, votre sourire. »

Voilà-t-il pas encor BOURBON

Qui force mon hommage?

Jeunesse, esprit, beauté, raison,

Elle a tout en partage :

Ses pas font naître plus de fleurs

Que les pas de l'Aurore; Mais c'est sans répandre des pleurs;

Les Ris les font éclore.

Lavjon*, tu me paîrasce tour,

Et le premier ouvrage Que ta Muse doit mettre au jour,

Expira cet outrage.

Oui, je t'apprendrai, sur ma foi,

Dans mon Martyrologe, A me réduire, moi! moi! moi!

Au style de l'éloge!

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