‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 67 sur 213 · Ibirt., pages 318 et · texte numérisé non relu

Ibirt., pages 318 et

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même chemin. Tous deux cherchent à s'affranchir des lois de la morale et de la subordination qu'exige tout gouvernement; tous deux rejettent la Providence, et partent du même principe d'irréligion 1 .

Incapable d'avoir des vertus, l'incrédulité en a emprunté les dehors, et, si Ton en croit ses élèves, elle les a rendus des génies supérieurs, à qui la nature dévoile enfin les secrets de l'univers; des esprits lumineux qui découvrent la vérité et foudroient les erreurs de tous les siècles passés; des âmes sensibles au mérite, dans quelque religion qu'il se trouve, et compatissantes aux faiblesses de notre être; des cœurs généreux que l'amour de la patrie enflamme, et qui sont devenus les bienfaiteurs du genre humain 3 .

Il serait bien à désirer que tous ceux qui entreprennent de soutenir la cause de la religion par leurs écrits eussent autant de talent que les auteurs qu'ils combattent. La force et la solidité des raisons, la justesse invincible des preuves, ne sont pas des armes suffisantes pour lutter avec succès contre quelques écrivains philosophes; il faudrait que l'apologiste delà religion pos-

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