L'Année littéraire, 1760, tomel, pages 289 et
triste folie nous est venue de l'Angleterre avec d'autres vices.
Assurément je ne prétends point blâmer un écrivain éclairé, judicieux, qui aura beaucoup vu, beaucoup observé, dont le génie enfantera des préceptes utiles, des systèmes qui peuvent quelquefois offrir des lumières et faire naître des opérations avantageuses à la patrie; mais faut-il, parce que les arbres fruitiers sont nécessaires, arracher toutes les fleurs ?
Ne saurait-on conserver à la fois l'utile et l'agréable x ?
L'ambition, à force d'être vaste, devient ridicule.
Qu'est-ce qu'un homme qui veut faire le bonheur de l'univers ? Il n'y a qu'un fou à qui cette idée puisse venir ; et Ton rit quand on lui voit emplir sa bouche de ces grands mots d'amour de l'humanité, de bienfaisance universelle. Qu'un roi se propose de rendre son peuple heureux, ce dessein est noble et beau, parce que l'exécution en est possible *.
L'art de la guerre ne consiste pas seulement à livrer bataille à ses ennemis, à les attaquer avec courage, et à. les poursuivre avec vigueur lorsqu'on a eu le bonheur