Ibid., 1760, tome IV, page
de les vaincre. Les peuples les plus barbares, les moins policés, sont également capables de ces exploits; mais, l'expérience ayant démontré qu'une victoire sanglante est souvent plus funeste qu'un léger échec, on a reconnu que la science militaire était de se procurer les avantages d'une guerre heureuse avec le moins de perte, en ménageant dans toutes les occasions le sang du soldat et sa peine 1 .
Il ne faut pas confondre les maladies d'un État avec sa décadence. Ses maladies ressemblent assez au corps humain, qui souvent éprouve des crises pour parvenir à une santé plus vigoureuse 8 .
Gomment entretenir la paix parmi les hommes dans l'univers entier, quand la plus petite famille est déchirée de divisions ? Que notre grand Rousseau a bien dit:
Otez l'intérêt de la terre, Vous en exilerez la guerre !
Faut-il qu'un poète instruise des législateurs*?