‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 73 sur 213 · Ibid., tome VII, page · texte numérisé non relu

Ibid., tome VII, page

commune, le prince ne suit dans ses actions que son intérêt propre; quand il dispose, h son gré et selon ses caprices, de nos biens et de nos vies, nous l'appelons un despote ou un tyran. Mais si nous y prenons garde, le gouvernement d'un tel prince est un abus du despotisme ; V*Tp, le despotisme en lui-même n'est autre chose que le pouvoir absolu d'un seul, et tout monarque, à la rigueur, est despote : la seule différence que l'on remarque entre eux, c'est que le premier règne avec les lois, et que le second règne sans elles. I

Il faut donc distinguer le despotisme de la tyrannie. Ces deux sortes de pouvoirs se touchent; voilà sans doute la raison pour laquelle on leur donne quelquefois le même nom, et que l'on attache à ce nom les mêmes idées 1 .

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