‹ Les confessions: souvenirs d'un demi-siècle, 1830-1880 (volume 2)Chapitre 12 sur 14 · DES · texte numérisé non relu

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Les lecteurs des premières éditions auraient désiré quelques explications sur les autographes qui accompagnent chacun des quatre volumes. Nous dirons encore qu'on les a pris un peu trop au hasard, parce qu'ils étaient pêle-mêle dans un autographile oii il y en a des milliers. Quand on publiera la correspondance d'Arsène Houssaye,

* C'est Edouard Dentu, éditeur des Confessions qui avait choisi parmi quelques milliers d'autographes amoncelés dans la bibliothèque d'Arsène Houssaye depuis un demi-siècle les lettres qui ont paru aux volumes I, II, III et IV, des Confessions, Aujourd'hui, les éditeurs qui ont succède à Edouard Dentu ont dû faire le même travail pour ces cinquième et sixième volumes. Us n'ont eu qu'une préoccupation : photograver surtout les lettres qui appartiennent à l'histoire. L'auteur ne voulait pas qu'on publiât les lettres élogieuses à son adresse ; mais toutes les lettres qu'on écrit à un poète ne renferment-elles pas des complimcns? Qu'importe! puisque là il y a des documens et des modes de style qui marquent leur date dans le siècle?

La critique a très bien compris pourquoi on a publié ces autographes plus ou moins indiscrets : il fallait bien un peu donner la preuve que l'auteur des Confessions était en intimité ou en amitié avec les célébrités dont il parle à chaque page.

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on y trouvera beaucoup d'autres lettres curieusement historiquesde ses contemporains. Pour aujourd'hui jetons quelque lumière sur les autographes publiés.

Tome I. — Lettre d'Alfred de Vigny, c'est à propos de la Poésie dans les bois, second recueil d'Arsène Houssaye. Vigny poussa la bonté jusqu'à lui offrir l'exemplaire qu'il avait annoté. La iettre qui suit est de Lamartine, qui exprime le désir de M"® Lamartine de recevoir dans son salon le modèle du buste de Jouffroy, c'est-à-dire M™* Arsène Houssaye. La page se termine par une lettre humoriste de Philarète Chasles qui, comme membre du comité de lecture du Théâtre- Français, se plaint d'être traité comme un nègre. Vient ensuite une lettre de Corot, où le grand paysagiste dit au poète qu'il va lui peindre un printems comme il les aime. La lettre de Camille Rogier, un ami de la bohème romantique, s'explique d'elle-même. Page iv, poétique lettre de Sainte-Beuve, qui souhaite la bienvenue au premier entant de son ami. Page vi, une lettre de Salvandy, ministre de l'instruction publique, sur le 41"® Fauteuil. Tout à côté, une lettre d'un autre ministre, Jules Simon, à propos de la présidence d'Arsène Houssaye à la Société des gens de lettres, dont il fut lui-même président. A la suite, une lettre charmante de M""* de Lamartine à M"® Arsène Houssaye. Sur la même page, lettre du ministre Achille Fould offrant un tableau au directeur de la Comédie-Française. Page vu, une belle lettre du duc d'Aumale sur le Régent, à propos des Portraits du XVIII^ siècle d'Arsène Houssaye. Faut-il parler de la lettre de Gérard, où il écrit : «Je suis fol... Celui qui fut Gérard. » Très curieuse page d'un fou de génie. Viennent en face les trois cochons porte-bonheur de Théophile

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Gautier. Puis le farouche Buloz, du tems où Arsène Houssaye écrivait à la Revue des Deux Mondes. Sur la même page, un ami de jeunesse, le comte Clément de Ris, rappelle les beaux jours. La page xii est consacrée à quelques lettres de femmes, entre autres, la charmeuse, héroïne du livre I'"^ des Confessions. Une curieuse lettre de Jules Janin tient les pages xiii et xiv. Lettre difficile à lire et à comprendre. Il y parle de Marie de Joysely un petit roman d'Arsène Houssaye, publié par la Revue de Paris, traduit sans nom d'auteur en Angleterre, et republié en France comme roman taduit de l'anglais. Voici une lettre de George Sand, écrite pendant les répétitions de Comme il vous plaira. Tout à côté Jules Sandeau, revenu des passions, chante alléluia pour la naissance de son fils. Page xvi, autographe inappréciable de Théophile Gautier, puisque tout le poète est là. Plus loin, deux lettres d'Alfred de Musset, la première, une réponse à une invitation à dîner : la seconde, où il rappelle un commencement de duel parce qu'il avait malmené une femme de théâtre devant son ami Houssaye. La page xviii est prise par Madeleine Brohan et le portrait de Sarah Bernhardt dessiné par Abbéma. En face, Théodore Barrière injurie à sa manière l'auteur du 41* Fauteuil, parce qu'il ne lui a pas trouvé « un trou en sa Babylone moderne pour trois* pauvres hirondelles : lui, sa femme et sa belle-mère. » Pagexx, la sœur d'Arsène Houssaye dessine son mari portant sa croix. Très ressemblans le mari et la femme. Puis curieuse lettre de Baudelaire, jolie lettre de Claretie, vers d'Hégésippe Moreau et de Méry, fragmens d'une lettre d'Edouard Ourliac, ami de la bohème romantique. Puis une lettre d'un autre ami de la bohème, Henri Murger, qui n'est pas content. Et pour finir, deux précieux autographes — dessins à la plume — de Victor Hugo et de Théophile Gautier.

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Tome II. — C'est M. Emile de Girardin qui commence cette série. Le ministre avait interdit le théâtre de Victor Hugo ; Arsène Houssaye afficha Marion DelormCy tout prêt à donner sa démission si on lui défendait de jouer la pièce. Toutes les lettres de Brohan sont spirituelles, il n'y avait pas à choisir* La lettre de Gozlan indique un article d'Arsène Houssaye qui le présentait aux Quarante. Au-dessus, Leconte de Lisle et Flaubert remercient le directeur de la Comédie-Française. La lettre de Mérimée n'est pas l'expression de sa pensée, car il voulait être joué et nommé. Au-dessous M. de Rémusat annonce à Arsène Houssaye sa nomination de chevalier de la Légion d'honneur. Page y, deux lettres de Mocquart, porte-plume de Napoléon IIL Au revers, belle fin de lettre de Balzac: « Pendant dix ans j'ai été non pas critiqué, mais outragé. » Après lui M"® de Balzac s'indigne que Dumas parle d'un monument au grand romancier, ce qui ne l'a pas empêchée d'oublier le monu. ment de son glorieux mari. Fragment d'une belle lettre d'Octave Feuillet. Les trois lettres qui suivent: Baroche, Rachel, Dumas, sont imprimées au tome III. C'est à propos de la nomination du directeur du Théâtre-Français. Rachel dit au ministre qu'elle se met à ses pieds pour le remercier et qu'elle se jette dans les bras d'Arsène Houssaye pour le féliciter. Page x, deux lettres d'amis, Morny et Paul Baudry. Baudry appelle Houssaye Protée. « Mais ton esprit et ta bonté sont des étoiles fixes. » Autre belle lettre d'ami, signée Meissonier. Les Concourt à leur début. Belle lettre de Janin sur la maternité à la page xii. Vient ensuite Haussmann à propos d'un vase antique trouvé par Houssaye à Beaujon. Puis une lettre de Guizot sur son fils. Girardin tient la

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page XIV : billet pour inviter Houssaye à dîner avec le prince N... et deux grandes comédiennes. Deux autres billets à propos des fêtes masquées. En face, comme opposition, Louis Veuillot, qui prend les bains de mer, parle des Galatées à faux chignon. Au revers, la fille et le fils de Dumas. Aux pages suivantes, des lettres de Persigny, de d^Orsay, d'Auber, de Ponsard. Vient ensuite une lettre illustrée d'un peintre flamand de beaucoup de talent, Franz Verhas, qui peint un plafond pour Arsène Houssaye*. Au-dessous, Merle, mari de M"« Dorval, offre à Houssaye une loge pour lui et la célèbre comtesse Guccioli. Autres lettres de théâtre : Déjazet, Lauzanne, Duvert ; puis deux billets de Romieu sur sa maîtresse, M"« de Saint-Hilaire : il prie Houssaye de venir avec Célimène à un festin du sous-préfet de Sceaux. Puis Meilhac. Puis Nigra, qui a soif de poésie et qui viendra se désaltérer à la source de la maison du poète. Un peu plus tard il envoie son portrait de chasseur d*ours. La page xxiv contient huit lettres qu'il faut lire à la loupe, parce qu'elles sont en réduction : le marquis de la Valette, Esther Guimont, Girardin, qui pleure son ancienne amie par ces mots : Soignez-vous, soignons-nous ! Lettre de Béranger, qui remercie M"® Houssaye de lui donner une place dans sa loge pour voir Rachel. Lettre de Louise Abbéma ; lettre de Sarah Bernhardt ; fin de lettre de Cuvillier-Fleury à propos de son article sur Mademoiselle Cléopâtre. Enfin une lettre de Samson, qui prouve que le doyen et le directeur de la Comédie étaient souvent en amitié.

Tome HL — C'est d'abord une lettre de Venise, où Ziem, qui croit tenir la plume de Théophile Gautier, peint un paysage sur les lagunes. Après quoi une lettre VI 25

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d'Aboutie jour de son élection à l'Académie. A la page III, vient une lettre de son ami Sarcey, qui veut queHoussaye porte au convoi d'About un des cordons du poêle. Cabanel indique qu'il peindra une Muse pour les Onze mille Vierges. Henri Meilhac appelle Houssaye son inventeurj tout en lui annonçant qu'ils dîneront à deux ou à quatre. La princesse Mathilde le prend au mot pour qu'il aille la voir peindre. Une fin de lettre d'Andrieux. Un joli mot de Labiche. Unautrcdc M™« de Païva. Fin de lettre du maréchal Vaillant à propos d'un article sur les Beaux-Arts. La page iv renferme toute une série de signatures, pour aller plus vite. Shakespeare est là par son arrière-descendant. C'est le contraste des contrastes. On y trouve le maréchal Canrobert et Léonide Leblanc, la duchesse de Grammont et Marie Roze. Pagev, lettre d'un ami, Eugène Delacroix, à propos d'un article de Houssaye s jr le musée de Bordeaux. Sur les mêmes pages, lettre à M*"* Arsène Houssaye de Gérôme, qui signe artiste culinaire. Page vi, autre cuisine : la cuisine du siège de Paris, estampillée par une lettre de Monselet. Page vu, Carolus Duran et Clésinger, deux maîtres qui n'ont pas passé par l'école de Rome. Page VIII, une lettre à Houssaye comme Victor Hugo savait les écrire aux poètes. Page ix, une calligraphie, d'un haut dessin, de la princesse de Metternich. Puis une lettre où Chaplin a dessiné son portrait pourse bien rappeler à son ami. Page x, une lettre en trois couleurs où d'Aurevilly est tout entier. Puis Louis Blanc, une tout autre chanson beaucoup moins amusante. Page XI, M"* Georges, le duc de Broglie, la reine Isabelle attendant l'hirondelle qui lui apportera des nouvelles de son ami Houssaye. Page xii, belle lettre de Zola, qui dit à l'auteur du '//'"® Fauteuil : « En ces temps a de prose brutale, vous êtes sur l'Olympe et vous ten- « dez la main à tous les cœurs de vingt ans. Vous êtes

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oc à la fois Apollon et Mécène. » Page xiii, jolie lettre de Métra, la veille de son mariage : « Ma future vaut bien une messe ! » Puis beaucoup de lettres curieuses ou de signatures jetées çà et là : Blanche d'Anligny, Scribe, Arnould Plessy, Malibran, la comtesse de Molènes, prince Louis de Bourbon, Roqueplan, Scholl, la duchesse de Castiglione, Blanche Pierson. A la page XVII, c*est le vice-roi des Indes, lord Lytton, qui du haut d'un éléphant écrit à Houssaye, président des Spartiates, cette célèbre compagnie dont il est un des membres. Page XVIII, c'est Caro, -c'est Pontmartin. Jolies lettres. Pontmartin rappelle les joies d'Ems en 1865. Puis Geffroy, puis Delaunay, qui appelle toujours Houssaye mon cher directeur. La page xx est des mieux remplies avec Corot, Mignet et autres célèbres. Puis l'ambassadeur espagnol Silvela : belle lettre sur les Destinées de rame. Page XXII, vingt noms célèbres pas trop étonnés de se trouver ensemble. A la page xiii, Dumas dit à son cher Arsène qu'il a traité au Vaudeville d'une pièce en trois actes faite avec lui. Enfin, à la dernière page du volume, c'est Napoléon III qui un jour, aux Tuileries, où on parlait de ceux qui sont aimés pour eux-mêmes, écrivit sous une pièce de cent sous à son effigie : « Je suis aimé pour moi-même. » Houssaye prit l'autographe. Sur la même page, Morny à propos de théâtre, et le fils de Morny, quand il remit sur le piédestal la statue de son

père.

Le tome IV, — Une lettre des membres du comité du Théâtre-Français exprimant leurs regrets à leur directeur sur la mort de M™* Arsène Houssaye. A la suite, une lettre de Régnier qui voulait toujours remettre au lendemain la première représentation d'une pièce 011 il jouait un rôle. Dans sa lettre, Béranger explique pour-

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quoi il ne peut pas faire la chanson de Béranger à VAcadémie. Chose étrange ! Perrotin lui a défendu, sous peine de perdre sa bien petite pension, de faire un seul vers nouveau. La lettre de Saint- Victor est écrite l'avantveille d'un voyage en Italie avec les deux Houssaye et Ziem; il y parle de son habit noir pour voir le pape. A la page vi, des lettres de femmes; en face, une lettre d«e Cassagnac, où il dit qu*au bal masqué il n'a pas peur des loups. Page viii, lettre et dessin d'Albert Housaye en chasseur d'Afrique. Le cavalier regrette que son cheval ne puisse l'emporter au Tonkin. Au-dessous, ce pauvre Albert Glatigny parle du pays bleu où il est allé trop jeune. La lettre illustrée en deux pages de Roger de Beauvoir le montre dans toute sa verve familière. Puis des signatures, faute de place pour lettres. Puis un sonnet de Coligny — autre Glatigny — sur Thôtel d'Arsène Houssaye. Page xii, lettre du duc de Montpensier, qui reparle de ses célèbres réunions de Vincennes. En face, une page de Sandeau, tachée du sang jaloux de Dorval, parce qu'il y parle de George Sand, « une femme belle parmi les femmes et grande parmi les hommes ». Les taches noires indiquent les taches de sang, ^mc DQrvai s'étant donné un coup de poignard en lisant ce portrait destiné aux Belles femmes de Paris. Puis une superbe lettre de Victor Hugo, qui parle de sa fille morte et de la fille morte d'Arsène Houssaye. En regard, fin d'un article de Henri Rochefort, dans le même sentiment, sur un autre malheur du poète. Puis un dessin d'Arsène Houssaye, puis Henry de Pêne, puis Louis Veuillot à propos de son portrait. Très curieuse lettre à un ennemi devenu un ami. A la page xix, très jolie lettre du comte de Paris, qui avait assisté à une fête vénitienne et qui regrette de ne pas assister à la fête suivante. Ensuite Charles Blanc, qui voudrait prouver qu'il n'a pas trahi l'amitié, mais qui en est à sa troisième trahison.

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Heureusement nous retrouvons Tami à toute épreuve, Victor Hugo, dans une des dernières lettres qu'il ait écrites (1885) à propos de douze petits vers que Houssaye lui avait envoyés dans un panier de fraises. C'est tout un petit chet-d'œuvre que cette lettre parfumée de poésie et de bonté. A la même page une lettre de Henri Houssaye datée d'Athènes. Lapagexxi,du marquis d'Azelio, est écrite à propos de V Histoire de Léonard de Vinci, qui d'ailleurs a valu à l'auteur les félicitations de tous les personnages d'Italie, y compris Victor-Emmanuel. Viennent ensuite Blowitz, Henckell et une invitation à dîner de M. Thiers, qu'on a donnée par curiosité, car il écrivait lui-même ses invitations. Puis Jules Janin, la veille de ses noces, qui écrit : « Houssaye, venez signer à mon contrat. » Puis les vers de Jules Janin à Henry Houssaye. Puis une lettre de Chanzy, brave dans l'amitié comme sur le champ de bataille. Enfin un mot de Jules Simon, un mot du comte d'Hérisson, sous un beau dessin que Meissonier envoyait à son ami Houssaye comme en-tête de lettre. Il n'y a que les millionnaires de génie qui font de ces prodigalités.

Et maintenant nous donnons le sommaire rapide des tomes V et VI.

Au cinquième volume comme dans les quatre autres, on verra par les amitiés de l'auteur qu'il a toujours aimé les personnalités, quelle que soit leur opinion. Il a donc des amis parmi les royalistes, les républicains et les impérialistes, sans pour cela qu'il s'écarte de sa politique à lui, qui est l'humanitarisme.

En tête, Nieuwerkerke, qui vit trop loin de nous, mais qui vit toujours de l'esprit parisien, témoigne dans sa lettre que les quatre premiers volumes des Confessions

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le font revivre au milieu des personnes qu'il a aimées, parce que la vérité y parle haut. Ensuite deux lettres de deux poètes, Alfred de Musset et Lassailly ; les deux lettres de la page iv sont de Clésinger et de M™° de Girardin, Clésinger, un grand sculpteur toujours en fièvre de génie. Voici Barbey d'Aurevilly, qui dit à Houssaye : « Nous sommes les derniers Romains. » Voici M"° Judith, qui fut en son tems une grande comédienne de sentiment. Page VI, beau portrait de Baudelaire sur une lettre où il prend plaisir à se faire bouc pour tous les grands esprits que l'Académie ne connaît pas. Page VII, jolie lettre d'Alexandre Dumas. Page viii, toute petite lettre de Rachel, où elle dit à son directeur : « Je ne serai jamais une Célimène, vous ne serez jamais un Alceste. » A côté, cri de douleur de Jules Sandeau, qui va perdre son fils. Puis un mot de Meissonier, puis un mot de Daudet. Page ix, vous reconnaissez la belle écriture de Lamartine. Page x, nouvelle de la guerre de 1870 par Henry Houssaye, puis un mot de ^mc Xallien, princesse de Chimay, que Houssaye a connue à une représentation de la Gaîté où on jouait M. de Robespierre et où M"''' Tallien était venue tout exprès de Chimay pour se voir en scène. Page xi, Léon Gozian et Feuillet de Conches. Page xfi, deux noms illustres, lord Lytton et George Sand. Après quoi, Eugène Delacroix, qui se présente à l'Académie et qui dit '.que si les journaux parlent bien de lui, l'Académie ne le nommera pas. Après lui Charles Chaplin. A la page xv Victor Hugo passe chez Houssaye et invite le roi Voltaire en sa personne à diner chez lui. Page xvi, contraste des contrastes, voici le comte de Paris en exil. Voici Sardou par son portrait et par son style : c'est de l'histoire à propos de Thermidor. Une jolie lettre de la comtesse de Castellane sur son théâtre. Page xxi. Lettre d'Henry Fouquier, qui est spirituel malgré lui. Lettre de Scholl,

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comme lui seul sait les écrire. Page xxii, le. général Boulanger et Ziem. Page xxiii, Houssaye écrivant à Nieuwerkerke qu'il a enfin retrouvé le tombeau de Léonard de Vinci. Et il en donne le dessin. Puis un billet de Flaubert. A la dernière page, 'bien jolie lettre de Sarcey sur les Confessions.

En ce dernier volume, nous lisons une belle lettre du prince Napoléon : Ma personne est exiléey mais mon cœur est resté dans ma patrie, La seconde lettre est de Tévêque d'Orléans M^"" Dupanloup, qui batailla souvent avec Arsène Houssaye. La page qui suit est une jolie lettre de Banville sur les Grandes Dames, A la page III, une lettre d'Albéric Second sur les Confessions f à propos d'un article du Figaro; sous cette lettre un billet d'Achille Fould, ministre d'État. A côté du ministre, voici le comédien : jolie lettre d'impressions de voyage d'Edmond Got, qui fait un tour d'Europe avec Gérôme. Page v, deux lettres des Dumas : la première à propos de Romulus, qu'il veut lire comme la pièce d'un de ses amis et non comme la sienne. La lettre de Dumas II est une gracieuse expression d'amitié. En la page vi, Stevens s'indigne contre les sifflets qui ont accueilli le troisième acte de M"° Trente-six vertus. Après quoi une lettre de Goncourt, très touché des éloges donnés à son frère. A la page vu, deux hommes d'État, Rémusat et Floquet. La page viy est toute à M"® Rachel. Ensuite à la page ix. Napoléon, Emile Zola, puis Auguste Maquet, qui donne à dîner à la Comédie-Française. Page x, Théophile Gautier et Caro. Page xi, lettre de Marcelin, fondateur de la We parisienne. Lettre de cette grande princesse, seconde femme d'Alexandre II, puis de jolis vers de

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Camille Doucet sur M"* AUan. Félix Pyat prend Ja page XII. A la page suivante, Jules Claretie, qui dit à Houssaye : « Tu crois que c'est mon portrait, je n'en sais rien, car je ne me connais pas. » Puis deux dessins d'Armand Silvestre ; vient ensuite M"* Soubise, et la comtesse de Trégaïn, puis Alphonse Karr avec une belle pensée sur la mort d'Albert Houssaye. Page xv : Étincelle, après une lecture de la Comédienne (M"® Rachel.jDes signatures célèbres; après quoi, un dessin de Théophile Gautier, couronnant une lettre à sa façon, où il traite Reyer en camarade. Page xvi, portrait de Banville portant sa croix, qu'Arsène Houssaye avait demandé pour lui au ministre Rouland. A la Page xvii, Paul de Saint-Victor. Page xviii, la vicomtesse Victor Hugo. Vient ensuite Alexandre Dumas, très beau portrait peint dans sa glorieuse jeunesse. Au-dessous, Eugène Scribe : singulier contraste, mais deux hommes de beaucoup d'esprit. La page xx est prise par Janin, toujours charmant. Vient ensuite Charles Hugo, qui date sa lettre de la Conciergerie. Près de lui Augier et Régnier. Puis Camille Doucet à propos d'un chef-d'œuvre : la Pandore de Jean Cousin, dont Houssaye avait offert 25,000 francs. Buloz sous Doucet. Revient Rachel en la compagnie d'un des Quarante et de sa sœur Sarah. A la dernière page, une des célèbres redoutes, reproduite d'après l'aquarelle d'une grande dame avec un joli mot de M"' Edmond Adam, rappelant que sous le masque la beauté est de rigueur.

Et si on avait voulu continuer à reproduire ici des autographes de cette collection, combien de lettres curieuses, depuis le tiroir des souverains jusqu'au tiroir des comédiennes!

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