‹ Les Confidences: Confidential DisclosuresChapitre 2 sur 4 · LE CHASSEUR · texte numérisé non relu

LE CHASSEUR

" Soufflez, brises du ciel ! ouvrez ce sombre voile !

" Nuages de son front, rendez-moi mon étoile l

'< Laissez-moi seulement sous ce jais entrevoir

" La blancheur de son bras sortant du réseau noir !

" Ou l'ondulation de sa taille élancée,

«< Ou ce coude arrondi qui porte sa pensée,

'* On le lys de sa joue, ou le bleu du regard

** Dont le seul souvenir me perce comme un dard.

" O fille du rocher ! tu ne sais pas de quels rêves

<' Avec ce globe obscur de tes yeux tu soulèves ! .

" A chacun des long cils qui voilent leur langueur,

« Comme l'abeille au trèfle, est suspendu mon cœur.

« Reste, oh ! reste longtemps sur ton bras assoupie

" Pour assouvir l'amour du chasseur qui t'épie !

" Je ne sens ni la nuit ni les mordans frimas.

'* Ton souffle est mon foyer, tes yeux sont mes dimatib

« Des ombres, de mon sein, ta pensée est la flammé.

" Toute neige est printemps aux rayons de ton ame !

<' Oh dors ! oh ! rêve ainsi, la tète sûr ton bras !

« Et quand au jour, demain, tu te réveilleras,

*' Puissent mes longs regards, incrustés sur la pierTOf

** Rester collés au mur et dire ê, ta paupière

'< Qu'un fantôme a veillé sur toi dans ton sommeil !

** Et puisses-tu chercher son nom a ton réveil !"

EÉCrrATIF.

Ainsi chantait, au pied de la tour isolée, Le barde aux brun cheveux, sous la nuit étoilèe Et transis par le froid, ses chiens le laissaient seu?^ Et le givre en tombant le couvrait d'un linceuit

Et le vent qaî glaçait Je saiig dans ses artèree L'endonnait par degrés du sommeil de ses pères, Et les loups qui rô<&ient sar Thiver sans chemin, tlorlant de joie aux morts, le flairaient pour demain. Et pendant qu'il mourait au bord du précipice, La vierge reveillée écoutait la nourrice A voix tMisse contant les choses d'autrefois, Ou tirait un accord de harpe sous ses doigts, Ou, frappant Je tison aux brûlantes prunelles, Lisait sa destinée au vol des étincelles.

Ou regardait, distraite, aux flammes du noyer Les murs réverbérer les lueurs du foyer.

(MiLLT, 1805, 16 deoembie.)

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