CHAPITRE II
CAS OÙ L'ENFANT EST NE PLUS DE 300 JOURS APRES LA DISSOLUTION DU MARIAGE
Nous supposons qu’un enfant est déclaré né de mère inconnue et reconnu par un célibataire.
Puis, que, par exemple, une femme veuve ou divorcée agit en réclamation d’état pour établir que l'enfant est né plus de 300 jours après la dissolution du mariage, et que par conséquent il est légitime en vertu de l’article 315.
Il est à peine besoin de souligner que dans cette hypothèse, la paternité naturelle sera très certainement maintenue, et que d’ailleurs la maternité pourra être établie sans discussion, car l'enfant, conçu nécessairement après la dissolution du mariage, n’est pas adultérin. Il s’agira. donc de la déclaration d’une maternité naturelle simple.
La mère fera mieux de reconnaître tout simplement l'enfant, ce qui lui est permis puisque par hypothèse sa filiation légitime n’est pas établie.
L'étude des conflits entre une légitimité et une paternité naturelle nous a révélé l’importance que revêt la filiation légitime, qu’on répugne à détruire afin de la remplacer par une filiation naturelle, alors que, s’il s’agit d’une opération contraire, les obstacles s’évanouissent et en particulier l’obligation de contester en fait la véracité des reconnalissances.
Mais nous avons noté aussi combien la primauté de la filiation légitime tend à ne s'affirmer dans certains cas