Bull, of Départ, of Labor, sept. 1902, p
il n'y en aura pas plus de deux du même parti politique, et que le président ne sera ni industriel ni ouvrier.
Le rapport de la Commission nommée au mois d'octobre 1902, par le président Roosevelt, daté du 18 mars, pour mettre fin à la Grève de Tanthracite, fut publié le 22 mars 1903. Il est signé de tous les membres de la Commission : le juge George Gray, de Delaware; CarroU Wrigbt, le commissaire du travail; le brigadier général Jobn M. Wilson,de New- York ; Tévèque John L. Spalding, de l'Illinois; E. E. Clark, de Cedar Rapids, lowa, et Edward W. Parker, de New- York.
Le rapport recommande une augmentation de salaires de 10 p. 100; une légère diminution du temps de travail; la solution de toutes les difficultés par l'arbitrage. 11 fixe- un salaire minimum et une échelle de salaires. Il interdit toute distinction, soit de la part des propriétaires des mines, soit de la part des ouvriers, entre les membres d'une Union ou les ouvriers indépendants. L'arrangement est valable jusqu'au 31 mars 1906.
La Commission discute la question de la reconnaissance ou de la non-reconnaissance de Y United mine Workers of America^ mais ne conclut pas.
Au point de vue général, la Commission émet l'opinion qu'avec quelques modifications l'acte fédéral d'octobre 1888, autorisant une Commission à régler les différends entre les ouvriers des chemins de fer et autres transporteurs, pourrait servir de base à une loi pour Tarbitrage dans les affaires des mines d'anthracite. Mais la Commission se prononce formellement contre l'arbitrage obligatoire.
Partout, du reste, où il a été mis en discussion, il a été repoussé.
« Le principal avantage de la suggestion faite ici.
CONCILIATION ET ARBITRAGE AUX ÉTATS-UNIS i43
a-t-on dit, est de placer les faits réels et la responsabilité dans de telles conditions devant le public, que l'opinion puisse se cristalliser et faire sentir son pouvoir. Si une telle Commission avait existé en juin dernier, nous croyons que la famine de charbon aurait été évitée et que certainement les souffrances et les privations auraient été grandement atténuées. »
Mais qu'est-ce que Topinion publique? Est-elle unique? De quels éléments se compose- t-elie ? Sera-t-elle unanime? Ce serait bien étonnant. Le serait-elle, estelle compétente? Est-elle impartiale? Se décide-t-elle d'après les règles de la méthode scientifique que perdent souvent de vue ceux qui essaient de les suivre ? Et quelle est la responsabilité de l'opinion publique ?
Elle peut être fort dangereuse pour ceux qui l'appellent, car le jour où les consommateurs de houille auraient la conviction que les mineurs leur font payer le charbon trop cher, leur opinion, au lieu de les soutenir, se retournerait contre eux.