CONCEPTION FAUSSE DE L'ARBITRAOE
1. L'arbitrage sous condition. — II. L'intervention d'un tiers. — III. Les bureaux de conciliation de Mariemont. — Salariants et salariés doivent être iiidépendants l'un deTautre. — IV. Discussion du contrat et exécution du contrat. ■
l'arbitrage sous conditions
Que signifient le plus souvent les demandes d'arbitrage? M. Moron, Fancien directeur de V Office du travail^ l'a dit avec raison, dans son rapport de 1897 : <( Lorsque le recours à l'arbitrage est adopté, le seul moyen de prouver que cette acceptation est franche et sans arrière-pensée serait de reprendre immédiatement i le travail sans attendre que la décision arbitrale fût rendue. » Or, ce fait ne s'est produit que huit foispen- , dant les quatre années 1893-1896. i
Les ouvriers du Creusot étaient-ils disposés à reprendre le travail avant que M. Waldeck-Rousseau eût rendu sa sentence ?
Les ouvriers, qui commencent par se mettre en grève