ADX DÉPENS DES CONTRIBUABLES
Les soumissionnaires et les entrepreneurs se résigneront à cette clause comme ils se sont résignés aisément aux décrets du 10 août 1899. Ils compteront les charges qui en résulteront dans leurs frais généraux ; et que leur
importera une augmentation de salaire, résultant d'une grève, de la sentence arbitrale d'un conseil de travail?
Est-ce que ces décrets n'ont pas prévu que « pour les marchés de travaux publics ou de comptes de fournitures passés au nom de l'État, par adjudication ou de gré à gré, à la suile d'une re vision des salaires ou d'une modification de la durée normale de la journée de travail, une revision correspondante des prix du njarché pourra être réclamée par l'entrepreneur ou effectuée d'office par l'administration, quand les variations ainsi constatées dans le taux des salaires et la durée du travail journalier dépasseront les limites déterminées par le cahier des charges » ?
Ce régime supprime en fait l'adjudication. Il pousse le soumissionnaire et ^entrepreneur à se désintéresser de son prix de revient, puisqu'il a la ressource du recours au gouvernement, et les ministres, ne voulant point être accusés de s'opposer à l'augmentation des salaires, subiront docilement une aygmentalion de dépenses; le contribuable en aura moins pour les ressources qu'il fournit, mais il ne s'en apercevra pas! Tant pis pour lui, puisque son ignorance économique lui fait passivement accepter un pareil régime par l'intermédiaire de ses représentants.