LA PARTICIPATION AUX BÉNÉFICES
des précédents. Enfin, dans trois cas, on consacre les fonds en totalité ou en partie à Tacquisition de parts du capital de Fentreprise.
On peut considérer que les résilltats sont ôiaigres après les nombreux efforts qui ont été faits, toute la publicité donnée, les distinctions honorifiques présentées comme primes aux industriels qui adopteraient ce système.
La participation aux bénéfices présente non seulement des illusions, mais des dangers. M, Ernest Roche, le 18 novembre 1902, a déposé une proposition de loi ayant pour objet de la rendre obligatoire.
11 y a eu des propositions de loi longuement discutées ayant pour objet d'exempter d'impôts de& établissements qui adopteraient la participation aux bénéfices.
On parle toujours de la maison Leclaire, et M. Levasseur a trouvé, aux Etats-Unis, un fabricant de plomberie qui avait donné à un village où demeuraient des ouvriers de son usine, le nom de Leclaire village.
Mais on ne réfléchit pas que M. Leclaire était entrepreneur de peinture. L'outillage d'un peintre se compose de son éch,elle, de ses brosses et de son pot de couleur. Les ouvriers sont répartis isolément ou par petits groupes sur toute la surface de Paris. En les intéressant à son entreprise, M. Leclaire transforma chacun d'eux en contrôleur : il réussit.
En réalité, la participation aux bénéfices peut exister dans quelques industries où la collaboration personnelle du salarié a une influence sur les affaires. Considérée comme prime, c'est une forme de salaire.
Les participants ont-ils un droit de contrôle? Le plus souvent, non; et par conséquent, ils considèrent que ce titre pompeux ne représente qu'une gratification va-
riable d'après les bénéfices ou le chiffre d'affaires de la maison.
Ce n'est pas là une solution, car elle est paternelle, philanthropique, avec un titre ambitieux et factice.
Elle n'est pas économique.