LA SITUATION RÉELLE
Voyons, d'après l'enquête de YOffice du tr<wail^ la situation réelle des Associations ouvrières de production. Dans le département de la Seine, 81 sociétés, comprenant 3.335 membres, avaient fourni leur bilan à la fm de 1895.
La balance de leur compte se soldait de la manière suivante :
Excédent 821.346 fr.
Déficit 596.534
Excédent 224.812 fr.
Le compte des industries diverses se soldait par :
Déficits 489.632 fr.
Excédents 200.598
Déficits 289.034 fr.
Les sociétés comprenant « le bâtiment principalement » avaient un déficit de 36.486 francs. Il n'y avait que deux groupes de sociétés ayant réalisé des bénéfices.
Bâtiment exclusivement :
Excédents. 500.213 fr.
Déficits . 58.686
En plus 441.527 fr.
Cochers :
Excédents 120.535 fr.
Déficits 11.730
Excédents 108.005 fr.
Sur 89 sociétés, 46 avaient réparti 1.223.291 francs de bénéfices, ce qui ne veut pas dire que ces sommes eussent été distribuées.
Pour le reste de la France, 43 sociétés avaient réparti
Soit au total, pour la France entière :
Nombre des sociétés 89
Bénéfices à répartir 2.028.657 fr.
Mais il faut déduire de ce chifiFre le Familistère de Guise, qui n'est pas une société coopérative, mais une institution spéciale; la Société des luneltiers de Paris, vieiUe société qui, sur 1.500 personnes, compte 1.375 ouvriers et employés et seulement 65 sociétaires et 60 adhérents participant aux bénéfices ; si on déduit les cochers, qui ont réparti 194.258 francs de bénéfices, le bénéfice des 74 autres sociétés, pour toute la France, Seine comprise, ne monte qu'à 687.899 francs, à répar-
tir entre 4.976 parties prenantes, soit 181 francs pour chacune.