Jules Huret. — Les Grèves^ un vol. in
toutes les vieilles choses en leur ancien état. Ça n'est pas vrai non plus. Nous voyons autour de nous les gouvernements monarchiques plus apeurés que le nôtre devant un mouvement ouvrier. Le lendemain de la dernière grève des Docks de Marseille, une grève analogue éclatait au port de Gênes. J'eus Toccasion de rencontrer peu après un sénateur italien bien connu, qui m'apprit qu'il avait fallu s'incliner devant les réclamations ouvrières, et qu'on s'élait même dépêché...
M. Savon avoue la politique de réaction d'un certain nombre d'industriels. Ils invoquaient Boulanger, un sauveur, un despote. La dernière aventure qui s'est terminée à la Haute-Cour a prouvé à M. Savon et sans doute à quelques autres, qu'ils ne pouvaient plus espérer dans un nouveau Deux-Décembre. Et l'homme qui en serait sorti aurait-il pu supprimer les grèves, quand l'empereur de Russie n'y parvient pas?
M. Savon en est réduit à pousser ce cri lamentable : « Le temps de l'arbitraire patronal est passé, malheureusement! » Il faut donc y renencer. .Que mettre à la place?