CHAPITRE PREMIER ADHÉSIONS
J'ai reçu de nombreuses lettres depuis qu'en 1890 j'ai exposé les principes de YOrganisation commerciale du travail, et surtout depuis la conférence que le Parti ouvrier libéral belge avait organisée à Liège le 24 avril 1900.
J'ai dit que Fidée de la commercialisation du travail appartient à M. G. de Molinari qui est originaire de Liège, et c'est à Liège que j'ai tout d'abord exposé les diverses formes de son application, telles qu'elles résultent des expériences faites depuis le moment où il l'avait émise.
On continue de s'en occuper en Belgique. Elle aurait été tentée dans une importante usine, si une série de grèves n'était pas venue déranger les intentions de l'industriel qui voulait faire cette expérience.
Après ma conférence de Liège, le Journal de Charleroiy journal socialiste, adressa un appel aux syndicats
belges. On sait que les socialistes belges, gens pratiques, ont fondé la puissante coopération du Vooruit à Gand, la Maison du Peuple à Bruxelles. Il est logique qu'une idée de ce genre les préoccupe.
MM. Baudoux et Henry Lambert, les célèbres verriers de Gharleroi, avaient demandé, au moment de la discussion de la loi sur les Unions professionnelles en Belgique, qu'on leur donnât une forme de sociétés commerciale.
M. Hector Denis, le député socialiste de BruxeHes, avait déposé un amendement, tendant à autoriser les unions « à recueillir des bénéfices en organisant la prestation collective du travail et des collectivités de travailleurs ».