‹ Les conflits du travail et leur solutionChapitre 3 sur 262 · ÉLIMINATIONS · texte numérisé non relu

ÉLIMINATIONS

Dans ce livre intitulé : les Conflits du travail et leur solution^ j^ ne traite qu'une seule question : celle de l'organisation du travail sur des bases économiques.

Je ne parle ni des accidents, ni des retraites, ni « des institutions dites de prévoyance » ; je considère que de toutes les institutions de prévoyance, la: plus efficace est celle qui donne la sécurité à toutes les personnes engagées dans l'industrie, salariants aussi bien que salariés; qui assure aux chefs d'entreprises la liberté de réaliser des gains et aux ouvriers les salaires maxima qu'ils puissent gagner sans diminuer les débouchés des produits auxquels ils concourent.

Je laisse à ceux qui n'ont encore accepté ni la

II INTRODUCTION

Déclaration des droits de rhomme ni le suffrage universel des expressions comme celles de « patrons », « d'humbles et de petits »; car elles représentent la survivance d'idées féodales impliquant le droit de tutelle pour les uns, le devoir de docilité pour les autres; et il y a plus d'un siècle que la Révolution française a proclamé le principe d'égalité des hommes entre eux.

Je dénonce ces régressions qui, sous des prétextes généreux, philanthropiques, humanitaires ou révolutionnaires, aboutissent à l'organisatioti des conflits du travail et nous conduiraient h la guerre sociale, s'ils n'avaient pas pour frein la réalité objective des besoins quotidiens.

On voit des accords singuliers : les catholiques sociaux et les socialistes indiquent- la corporation tyrannique et exclusive de l'ancien régime, devenue le syndicat obligatoire, comme panacée infaillible ; et des hommes politiques, qui dénoncent le danger des congrégations religieuses^ ont semblé se donner pour idéal de constituers des congrégations laïques.

En même temps, apparaît cette contradiction [ des hommes, engoués de la conception du patronat, après avoir déclaré qu'ils entendent maintenir dans leurs usines le traitement individuel, abandonnent ces prétentions le jour où la grève éclate, consentent à recevoir des délégués choisis ordinairement pariÉii ceux qui l'ont préparée, et renoncent à leur système au moment oii ils devraient l'affirmer, s'il était praticable.

INTRODUCTION iii

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