‹ Les conflits du travail et leur solutionChapitre 47 sur 262 · CASUISTIQUE · texte numérisé non relu

CASUISTIQUE

Cependant une réaction se produit.

La grande grève des mécaniciens, de 1897, a eu pour résultat d'assurer la liberté réciproque des salariants et des salariés. Les uns et les autres peuvent traiter librement, qu'ils fassent partie ou non de 7'rade Unions; et, depuis cette époque, il n'y a pas eu une seule tenta-

tive de grève de la pari des ouvriers, même partielle, pendant des années où le travail abondait.

La vieille formule : « un homme, une machine », n'a pas été abandonnée ; mais on la tourne : deux machines sur le même châssis, un groupe d'outils sont considérés comme ne faisant qu'une machine.

Ces hypocrisies casuistiques indiquent le caractère et la profondeur de la tyrannie des Trade Unions.

La loi de 1871 a constitué les Trade Unions en associations restrictives. Ce ne sont pas des sociétés économiques, ayant le gain pour objet. Ce sont des sociétés politiques ayant pour objet d'imposer, par leur action, par la loi, par leurs mesures, leur suprématie.

Leurs leaders disent nettement : « Nous n'examinons pas si ceci est juste ou injuste, vrai ou faux. Est-ce conforme aux intérêts du travail? Voilà toule la question. »

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