y. versus, contre
2^ La grève, et, pour en assurer le succès, des attentats à la liberté du travail commis soit individuellement par des membres des unions, soit collectivement sur Tordre des chefs de TUnlon ;
3° Des ruptures du contrat de travail en dehors des conditions qui le déterminent.
La question du boycottage s'élève à propos du picketing, de la surveillance des abords des maisons des ouvriers ou des établissements en grève. .
Le baron de Henderson, en 1876, dans le cas de Regina v, Bauld, disait : « Si vous admettez un droit de picketing, d'autres iront plus loin. Cerl^tinement, la surveillance et le siège sont illégaux. Si vous ne désirez pas aller en dehors la loi, il vaut mieux éviter des actes de picketing et il est illégal de suivre quelqu'un dans la rue *. »
Le 17 avril 1895 vient devant la Cour d*appel Taffaire Tempeston contre Russell. Le plaignant alléguait que les défendeurs appartenant à diverses Trade Unions de Tindustrie du bâtiment avaient conduit des personnes à rompre leurs contrats avec lui et avaient conspiré avec malveillance pour empêcher d'autres personnes d'entrer en affaires avec lui.
Tempeston se plaignait qu'ils eussent agi ainsi pour le forcer de prendre des matériaux et les ouvriers qu'ils voudraient lui imposer. Le jury accorda 260 liv. st. d'indemnité au plaignant et la Cour d'appel confirma.
L'affaire Gharnock v. Court, en 1899, montre de quelle manière un jury défendit la liberté du travail. Un industriel de Bradford fit venir, pendant une grève, des ouvriers d'Irlande, qui devaient débarquer à Fleetwood. L'Union envoya des délégués au débarcadère