Journal of commerce ^ 6 avril
2. CarroU Wright. Consoliiated labor. Norih amerlcan Review, janvier 1902.
Les pertes pour les ouvriers sont toujours plus grandes que pour les industriels.
La durée moyenne aux États-Unis de la fermeture des établissements par suite de grève est de vingt jours, tandis que, par suite de lock out^ elle est de plus de cinquante-deux jours.
Un Américain, M. Talcott Williams, à propos de la grève de Tacier, faisait une observation très juste : l'industriel, avec ses contrats et ses multiples responsabilités, est très troublé par la grève; mais une fois qu'elle a éclaté et qu'il a fait le nécessaire, il peut attendre beaucoup plus facilement que les ouvriers. Ses pertes sont moins grandes.
La formule d'un habile chef de Trade Union devrait être celle-ci : « Menaçons de la grève, mais ne la faisons jamais. »
D'après un tableau annexé au rapport sur les Labor organizations^ voici quel serait le résultat des grèves dans les principaux pays :
Proportion des intéressés relativement au
Pays. Années. Succès Succôs partiel Echec
États-Unis. .-. . . 1881-1900 35,02 16,72 i8,26
ADglelerre . . , . 1889-1898 37,6 33,2 29,3
France 1890-1899 18 43,3 38,6
Allemagne .... 1899 18,8 52,2 29
Autriche 1894-1899 9,4 57 33,5
Italie ....... 1892-1898 30 33,1 36,7
Aux États-Unis, la part des échecs complets est plus grande que dans tous les autres pays, en môme temps que la part des succès vient immédiatement après ceux obtenus en Angleterre. Cela prouverait que les luttes sont engagées à fond des deux côtés; et tandis que, dans la plupart des pays, les grévistes, dans la pro-
portion de 60 à 70 p. 100, y gagnent quelque chose, la proportion tombe à 52 p. 100 aux États-Unis.