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PROGRAMME DES « LABOR UNIONS

La grève des industries textiles de Lowell (Massachusetts) commença le 30 mars 1903 et comprenait 17.000 ouvriers. Elle a fini le 12 juin après une perte de 1.300.000 dollars de salaires par Téchec des ouvriers, les manufacturiers s'étant engagés cependant à ne pas faire de renvois pour faits de grève. Le président de la grève, M. Conroy, déclara: « Nous sacrifions maintenant sur Tautel de la défaite, mais plus tard nous recommencerons et nous vaincrons. »

Les United textile Workers ont lancé le manifeste de r Union sur laquelle ils comptent pour assurer leurs revendications. Après» avoir parlé de la nécessité de résister « au développement alarmant et à Tagression du capital », ils formulent les points suivants de leur programme :

1° Maintenir un taux uniforme de salaires aussi élevé que possible;

2° Protéger ses membres contre d'illégaux et injustes arrêts de travail ;

3° Protéger et élever par tous les moyens les ouvriers des industries textiles des États-Unis ;

4° Assurer aux ouvriers la pleine jouissance de la richesse qu'ils créent et de suffisants loisirs;

5° Persuader aux entrepreneurs d'accepter l'arbitrage pour tous les différends qui peuvent surgir, de manière que les liens de sympathie entre eux puissent être fortifiés et que les grèves soient rendues inutiles;

6° Employer tous nos efforts pour assurer une législation ouvrière raisonnaÉle concernant les ouvriers des industries textiles et essayer de leur donner une unité d'action, car rinjustice faite à Fun les concerne tous.

Les Labor Unions des États-Unis voudraient supprimer rimmigration, et, malgré leurs efforts, le nombre des immigrés augmente. Jamais il n'avait atteint, avant 1902, le chiffre de 857.000. Un act de New- York (Ch. 454 de 1902) montre leur esprit d'exclusivisme en spécifiant que « Pour les travaux publics, ne seront employés que des citoyens des États-Unis et de préférence de New-York. »

Le rapport de VIndustrial Commission dit (t. XVII) :

On ne se trompe pas en supposant que les trade unionistes regardent universellement comme un malheur Tintroduction de toute nouvelle machine.

On retrouve dans les Trade Unions américaines la politique du « Ca'canny » ou du « malthusianisme de production ».

Elle a joué un grand rôle dans la grève des mécaniciens de 1897. Le rapport de VIndustrial Commission^ dit que les ouvriers ont une « grande tendance dans les Unions à limiter la production ». Les Unions demandent qu'un homme ne dirige pas plus d'une machine.

Comme conséquence du contrat collectif, on pose la règle qu' « un homme ne doit pas en faire plus qu'un autre ».

Les charpentiers de Chicago frappent d'une amende celui des leurs qui se rend coupable de tout excès de travail.

MM. « J. Tylor and Sons » ont voulu essayer le sys-

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