I. Par exemple
Ewradi Scherifeh : Recueil de prières instituées par Sidi Abd-e - Kader lui-même, publié à Constantinople en 1869.
El Feioud'at el Rebbani fi el Mat'er el Kadriya, publié à Boulaq en 1882.
i. Les premiers auteurs qui se sont occupés des Confréries musulmanes dans l'Afrique septentrionale ont confondu ce mot ouerd, appliqué à de simples prières, avec un mot identique comme prononciation, diffé-
L'Hezb est un véritable office, fort long parfois et composé surtout de versets ou de chapitres du Koran i. La signification la plus générale de ce mot, dans la liturgie religieuse, est précisément celle de : chapitre du Koran. Comme l'Ouerd, l'Hezb institué par le cheikh d'une confrérie devient celui que ses membres adoptent de préférence.
Bien que n'étant point obligatoires, ces prières sont d'un usage fort répandu, et dans les réunions périodiques des Khouan d'un même groupe, c'est presque toujours le même office, le même Hezb que fait réciter leur chef.
Les litanies, au contraire, constituent la partie la plus importante du rituel journalier, dans tous les ordres, et sont d'obligation stricte. Ce sont elles qui forment chez les Kadriya, comme dans les confréries similaires, la base
rent comme orthographe, dont la signification est : rose. Us l'ont' ainsi rapproché de la rose mystique de la franc-maçonnerie. Cette confusion tient, en partie, à l'extension qu'a reçue sa signification propre en Algérie et au Maroc. Ouerd y est devenu presque l'équivalent de Triqâ pour les Khouan illettrés et peu instruits dans les pratiques de leur ordre. Beaucoup disent indifféremment Triqâ Sidi Abd-el-Kader ou Ouerd Sidi Abd-el-Kader.
En Orient, au contraire, chaque mot a conservé son sens propre. Triqâ Sidi Ab-el-Kader est la « Voie » tracée, ouverte par Sidi Ab-el- Kader, et représente sa confrérie. Ouerd Sidi Ab-el-Kader est une invocation instituée par lui. Les Aourad Sid el Bekri sont de même les prières formulées par Sidi Motesfa et Bekri, des Khelouatiya d'Egypte.
Toutefois, en ce qui concerne le sens de rose, donné à Ouerd, il y a lieu de remarquer que les Kadriya eux-mêmes l'emploient comme jeu de mots dans quelques-uns de leurs poèmes mystiques.