‹ Les congrégations enseignantes et le brevet de capacité [microforme]Chapitre 3 sur 11 · RON · texte numérisé non relu

RON

‘ Maintenant quelles sont les garanties que nous

offre le brevet ? Qui ne sait que, dans les examens,

les qualités d’aplomb ct d'assurance servent mieux quelquefois que le savoir proprement dit ? Qui ne sait que, dans beaucoup de sessions d'examens, il v a des échecs qui étonnent ct des succès qui surprennent davantage encore ? Mais, en tout cas, l'obtention du brevet ne prouve que le succès d’un jeur, des connaissances rapidement acquises et qui sont bien vite perdues si celles ne sont pas maintenues et fécondées par le travail. Où en sont souvent, après peu d'années, des instituteurs qui sont entrés pourtant dans l’enseignement par de brillants examens? . Donc, au point de vue de l’instruction, j’admets que le brevet est un indice probable, mais il n’est pas une garantie certaine ; en tout cas, il n’est pas une garantie durable. ”

Nous faisons écho à ces paroles de M. Chesnelong, qui sont vraies ici comme elles étaicut vraies en

France.

Comme première conclusion, nous pouvons donc dire que l’honorable M. Masson voulait imposer aux congrégations enseignantes une garantie de compétence bien inférieure à celles que ces congrégations offrent déjà aux familles et à la société, par les conditions mêmes de leur existence.

La garantie qu’il demandait serait une garantie

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Les garanties que donnent les congrégations

caseignantes pai leurs règles, leurs études préparatoires et leur discipline, sont bien supéricures à celle du fameux brevet de capacité, En voici des preuves

additionnelles.

Nous lisons dans un excellent travail sur cette question :

‘“ Les adolescents qui manifestent des dispositions pour l’état de vie de Frère des Ecoles chrétiennes et qui demandent à l’embrasser, sont admis dans les petits noviciats ou juvénats, vers l’âge de treize ou quatorze ans. Ils y reçoivent une éducation et une instruction toutes spéciales. A l’âge de seize ou dix-sept ans, sur leur demande, ct s’ils en sont jugés dignes, commencent pour eux les épreuves du noviciat, dont la durée n’est pas moindre de treize mois. Là ils sont formés à la vie qu’ils devront mener, Dans le cas où on ne remarquerait pas en eux les aptitudes et les qualités nécessaires pour remplir convenablement les fonctions d’un Frère des Ecoles chrétiennes, ils sont priés de se retirer. Le noviciat terminé, ils suivent les cours du scolasticat, ou école normale, jusqu’à ce qu’ils soient jugés capables

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