‹ Les congrégations enseignantes et le brevet de capacitéChapitre 2 sur 13 · RER · texte numérisé non relu

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qui paie pour faire instruire convenablement 1es enfants eanadiens-français et les mettre en état de lutter plus tard dans la vie, à forces égales, avec les enfants d’origine différente, voit dressé devant lui un mur qu’on croirait infranchissable, mais qui ne l'est pas.

‘ L'élément religieux se retranche derrière ses immunités dontil abuse. Maïs qui donc lui a accordé ces immunités ?

N'est-ce pas l'élément laïque ? 7

En premier lieu, le Moniteur prouve qu’il n’est pas très ferré sur la question en litige, car la motion de l'honorable M. Masson ne s’appliquait pas aux

\ ° COR (4 G S\ collèges, mais aux ‘“ écoles, académiques, modèles

ou élémentaires, ” ce qui excluait les collèges, mais

comprenait les couvents.

En second lieu, le Moniteur se trompe quand il représente les évêques d’un côté, les laïques de

l’autre. Nous l’établirons dans un instant.

Enfin que veut-il dire quand il parle des immunités que les évêques tiennent des laïques ? Entend-il leurs droits, les droits qui découlent de leur mission divine ? Ces droits viennent de Jésus-Christ lui-

même, et lorsque les pouvoirs laïques les ont garantis

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par des lois, ils n’ont fait qu'accomplir le devoir qui s’impose aux Etats chrétiens d’assurer la liberté et

Pautorité de l'Eglise.

Les doux pasteurs de lAurore nous traitent naturellement d’éteignoirs ; quand je dis “ nous ? Je parle de la majorité du comité catholique. Ces puits de science, ces doctes fameux, ces philosophes transcendants, ces érudits illustres, ces écrivains de haute race, devraient être généreux pour leurs humbles frères qui n’ont pas reçu comme eux le génie en partage. Il est clair que des hommes comme Mer Bégin, Mgr Laflèche et nos autres évêques sont des ignares comparés aux Amaron, aux Côté et aux astres de l’ Aurore, maïs la charité, évangélique ne devrait-elle pas empêcher ces s#randes intelligences d’écraser ainsi nos pauvres évêques et. les malheureux laïques fourvoyés en leur compa-

gnie ?

L'Opinion publique, elle, est en proie à une naïve.

surprise :

‘J'ai accueilh, dit-elle, avee plaisir la nomination .de M. Chapais au Conseil de Instruction publiques. Mais j'avoue que je suis surpris de voir le rédacteur du “ Courrier du Canada ” faire causecommune avec les évêques contre les laïques. Il doit avoir de fortes

[En EE.

raisons pour agir de cette manière, et je serais heureux de lire, dans son journal, les eauses qui l’ont déterminé à voter contre MM. Masson, J'etté, Archambault et autres laïques du conseil.”

Il est clair que l’Opinion publique nous considère en bien étrange compagnie. Pensez-y donc ! Avec les évêques !! Nous devrions mourir de honte. Et

L2 A L] cependant, nous ne rougissons même pas. Faut-il

que nous ayons un front d’airain !

Nous remercions cordialement lOpinion publique du compliment qu’elle nous fait en insistant sur notre parfait accord avec l’épiscopat, dans une question aussi importante. Mais, en même temps, nous eroyons que le moment est venu de faire ressortir une nuance dont on ne tient pas compte, et de placer dans son vrai jour le vote donné à la dernière séance du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique. Nous désirons que ce que nous allons dire soit bien compris par les journaux

d’une certaine école.

On a dit et répété : La dernière séance du comité satholique a vu le conflit des évêques avec les laïques, les premiers se cantonnant dans leurs immunités, les seconds demandant des réformes.

Eh bien, ce n’est pas du tout cela. La discussion

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