‹ Les congregations religieuses dans le diocèse de NeversChapitre 34 sur 95 · EN · texte numérisé non relu

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L Comme nous l'avons déjà fait observer, Mgr Millaux eut à cœur de rattacher le nouveau chapitre à l'ancien ; à cet effet, il s'empressa de rétablir dans ses anciennes fonctions M. l'abbé François de Damas, auquel il donna des lettres de vicaire général honoraire avec le titre de doyen du chapitre. L'ancien doyenné était la propriété de l'abbé de Damas ; il le légua au chapitre par son testament. Il mourut à quatre-vingt-neuf ans, le 4 mars 1829. Son corps fut transporté à Menou^ pour être déposé dans le tombeau de

sa famille, sous la chapelle réservée aux seigneurs du château dans Téglise paroissiale.

II. Jeàn-Baptiste Imbert. Le doyen n'était plus nommé par élection, et les autres formalités exigées par le droit-canon n'étaient plus remplies. On considérait comme doyen le plus ancien des chanoines; nous ne nous permettrons pas d'examiner ici la valeur canonique du titre. Le concile de Sens, dans le chapitre VI, de CapituHê et CanoniciSy ne fait pas même mention des doyens ; il veut que ce soit l'évéque ou son vicaire général qui reçoive, en présence du chapitre, la profession de foi des nouveaux chanoines.

L*abbé Imbert se trouvait donc doyen d'âge comme chanoine, à la mort de M. l'abbé de Damas. Né à Nevers, sur la paroisse Saint-Etienne, il fut admis, en 1786, à la tonsure par Mgr de Séguiran. Malgré l'orage qui grondait, il se présenta en 1790 aux ordres du sous-diaconat et du diaconat. Deux ans plus tard, le 22 avril 1792, il reçut l'onction sacerdotale à Paris dans une chambre, des mains de Mgr de Bonnald , évéque de Clermont, puis il revint dans le Nivernais, et célébra sa première messe au château de Dreuzy. Par suite du refus de serment, il fut obligé de se cacher pour se soustraire à la persécution ; mais ayant été découvert, il fut arrêté et renfermé au grand séminaire, pour être embarqué pour Nantes avec les autres prêtres ; de Nantes il fut dirigé sur Brest.

Plus heureux que la plupart de ses confrères, malgré les souffrances et les privations, il put rentrer dans sa ville natale, où il remplit les fonctions de vicaire de la paroisse Saint-Cyr, sous le vénérable M. Fion, qui en était curé.

En 1824 il fut appelé à lui succéder; en 1829, il continua à remplir ces fonctions en même temps que celles de doyen jusqu'au 24 mars 1841, époque de sa mort.

III. Marin Roughauge, né à Châteaubourg, près Vitré, en Bretagne, le 23 mai 1788, vint à Nevers en 1823 avec Mgr Millaux, qui lui donna un canonicat. Il professa la théologie au grand séminaire de Nevers, et fut successivement principal du collège de cette ville et supérieur du petit séminaire de Corbigny. Il revint à Nevers en 1839, et, deux ans après, il succéda, comme doyen du chapitre, au vénérable abbé Imbert.

Depuis longtemps l'abbé Rouchauce était en proie à de cruelles

douleurs, par suite d'une maladie de foie, qui ne fit qu'accroître avec l'âge. Dans ses dernières années, le mal devint si violent que son intelligence en fut troublée ; il n'était plus maître de ses idées. Dans un des nombreux voyages qu'il fit à Paris, on fut dans ta nécessité de le placer dans une maison de santé, où il ne demeura que quelques mois.

Dieu lui fit la grâce de recouvrer toutes ses facultés ; il reçut les derniers sacrements avec cet esprit de foi qui le distinguait, et il mourut le 26 août 1873, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Les restes mortels du vénéré doyen furent rapportés à Nevers, où on lui fit de solennelles obsèques.

lY. M. Tabbé Cadeau (François), né à Donzy en 1799, succéda i M. Rouchauce.

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