‹ Les congregations religieuses dans le diocese de Nevers: Congregations de femmesChapitre 12 sur 83 · ABBESSES DE NOTRE-DAME DU RECONFORT · texte numérisé non relu

ABBESSES DE NOTRE-DAME DU RECONFORT

Nous devons aux auteurs de la Gallia christiana la suite des abbesses du Reconfort; la plus ancienne connue est :

L ÂGNÉs I'^ dont le nom est reproduit dans les actes de 1247.

Déjà sans doute avant cette époque elle occupait le siège abbatial. Ce fut peut-être sous son administration, en 1243, que Amicia, veuve de Gaucher de Joigny, du consentement de Gaucher, son fils, a vendu, au prix de 300 livres, aux abbesse et religieuses de la Consolation de Notre-Dame, à Monceaux , toutes les terres qui lui appartenaient aux environs de cette localité, lesquelles terres avaient été abandonnées audit Gaucher par Guy de Forest, comte de Nevers, et par Mahaut, sa femme, en échange de la sénéchaussée du Nivernais (1).

Ce fut de son temps que la pieuse fondatrice du monastère, la comtesse Mahaut, voulut laisser un dernier gage de son vif intérêt pour cette chère communauté. Présumant que bientôt elle allait quitter la terre , elle fit son testament, se trouvant à son château de Coulange-sur- Yonne, déclarant qu'elle choisissait sa sépulture dans l'église de Notre-Dame de la Consolation (1257). Elle y fonda à perpétuité une messe quotidienne (2). Elle avait déjà donné l'usage des bois de Montreuillon.

D'après l'abbé de Marolles, Agnès vivait encore en 1265. A cette époque elle consentit , moyennant 10 livres de rente, à faire la remise de ces bois à Eudes, comte de Nevers, et à ses héritiers (3).

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